Que retenir de ces trois bouquins ?
Que l'écologie n'a rien de neuf, qu'on n'a jamais écouté ni les scientifiques ni les premiers politiques qui ont relayé leurs appels, comme René Dumont (candidat écologiste aux présidentielles de 1974).
Que l'heure est extrêmement grave, et qu'on le dit et répète sur tous les tons depuis uen vingtaine d'années, surtout depuis le rapport de Gro Harlem Brundtland en 1989, qui a inventé le terme de sustainable developpment, traduit par développement durable ou soutenable, surtout depuis le sommet de Rio 1992 et l'Agenda 21. Que les effets de nos actions se font déjà sentir, et qu'il faut stopper notre société de gâchis, de mépriser la planète et ses ressources. Que l'écologie, la santé, les conditions de vie, la pauvrété, la misère, l'oppression... sont toujours liés à des problèmes écologiques (déplacements de population, constructions de barrage, maladies, épidémies, insécurité alimentaire, lobbies agroalimentaires, guerres de l'eau, réfugiés écologiques...). Que la situation est déjà catastrophique, aussi bien au niveau purement écologique qu'au niveau politique.

Quelles sont donc ces œillères qui bougent la vue des hommes politiques ? des dirigeants de presque tous les pays ? Faudra-t-il attendre que la paludisme fasse des ravages sur le Trocadéro, que le Bengladesh soit diminué de moitié, qu'il n'y ait plus d'îles dans le Pacifique, que la Nouvelle Zélande et l'Australie doivent accueillir des dizaines de milliers de réfugiés privés de leur île, que des insectes résistent aux OGM, etc. ?
Quel monde voulons-nous ?

Bon, maintenant, pour me remonter le moral, il faut que je lise un Terry Pratchett, même si en fait ça ne me rassurera pas sur l'insondable bétise du genre humain.