Courtoisie au volant et vélorution
Par Adrien le jeudi, mars 24 2005, 10:16 - divers - Lien permanent
Aujourd'hui, c'est la journée de la courtoisie au volant.
Visiblement, tout le monde n'est pas d'accord : Isabelle Monrozier trouve que les vélos aussi sont dangereux pour les voitures ! (Via Veuve Tarquine.)
Pendant ce temps, Muad'dib entame sa vélorution personnelle pour faire ses 6 kilomètres le matin, puis rebelote le soir. Cependant, il ne sait pas encore quelle attitude adopter :
- verxiste-leniniste : vélo tous les jours (en théorie) ;
- vrotskyste : vélo tous les jours, au milieu de la route, pour forcer les voitures à tomber ;
- vtaliniste : avec des esclaves qui le poussent dans la côte ;
- vregnevien : en disant haut et fort qu'il fait le trajet en 5 minutes alors qu’en réalité il prend sa voiture ;
- vtakhanoviste : allers-retours en vélo, plus les escaliers, les courses et pour le plaisir, un détour de 30 km.
Camarade, choisis ton camp ! :-D
Moi-même, je me pose la question de l'achat d'un vélo, mais transports en commun contre vélo, y a-t-il un intérêt autre que sportif ? Sans compter que j'ai une carte Imagine R.
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Commentaires
Pendant les 6 mois de mon stage à Rennes, je suis allé tous les jours en vélo à mon boulot. Maintenant que j'habite près de Toulouse, je vais toujours tous les jours en vélo au boulot. Pas d'embouteillages, c'est pas beaucoup plus long qu'en voiture, et ça me force à faire un minimum de sport chaque jour. En tant qu'informaticien, je reste assis la majeure partie de la journée, et quand je rentre le soir, j'ai tellement à geeker que je reste souvent devant la machine. Être obligé de faire un peu de vélo matin et soir, je trouve que c'est bien.
J'oubliais d'autres avantages du vélo : pas de consommation d'essence, pas d'usure de la voiture, donc ça coûte moins cher et ça pollue moins. Les jambes, il suffit de leur donner à manger, et ensuite, pollution zéro ;-)
moi, que du velo (je suis donc vexiste-leniniste)
1 - j'ai pas le permis
2 - je suis en Chine :)
Je serais plutôt "vande à vonnot", car je m'affranchis des règles conçues pour les conducteurs de bagnoles et que je perpétue des actes terroristes en placardant des autocollants aux culs de ces dernières quand elles sont garées sur pistes cyclables et passages piétons.
Bix, se déplacer en vélo a en effet l'intérêt, par rapport aux transports en commun, de faire de l'exercice, toujours bon pour la santé; mais aussi de gagner du temps, en général. On n'est plus soumis aux attentes et aux heures limites. En contrepartie on pâtit parfois des intempéries, et en plein hiver froid c'est un peu dur.
Pour ma part, étant donné le beau temps d'hier, j'ai préféré hier soir prendre mon vélo pour me rendre au coeur de Paris, il y en avait pour 30 minutes, et c'est du porte à porte. Je suis revenu après le dernier métro. En bonus par rapport à la voiture, j'avais bu quelques cocktails et ça ne m'a pas empêché de rentrer :-)
Non au vélo ! ça pollue ! Et tout le CO2 que l'on rejette en soufflant lors de l'effort, hein ? vous y avez pensé ?
mm ? oui oui, je sors... :-D
@Olivier J : "En bonus par rapport à la voiture, j'avais bu quelques cocktails et ça ne m'a pas empêché de rentrer :-)"
Et bien ça aurait du : les cyclistes sont soumis à même législation que tous les autres conducteurs.
Chuis d'accord (avec Serge) qu'a priori un cycliste "bien chargé" est moins directement dangereux qu'un automobiliste, mais il peut provoquer indrectement un accident tout aussi grave si une bagnole cherche a l'éviter, par exemple.
Et les cyclistes bourrés ne seraient pas si rares :
"Le rôle de l'alcool
Une alcoolisation dépassant la limite légale de 0,80 g/l de l'un des impliqués est présente dans environ 40% des accidents mortels de la circulation en France. Il faut remarquer la fréquence élevée des cas où nous ne connaissons pas l'état d'imprégnation alcoolique des usagers impliqués, la loi qui en fait obligation n'étant pas correctement appliquée. Dans les cas où ce facteur était connu, 14,05% des cyclistes impliqués avaient une alcoolémie dépassant le taux légal (17 sur 121) et 9,4% des automobilistes (31/329). Dans les 119 accidents pour lesquels nous connaissons les résultats chez tous les impliqués, une alcoolémie dépassant le taux légal était présente dans 24,4% des cas"
Source : www.securite-routiere.org...
Note : C'est une étude sur les accidents mortels mettant en cause des vélos, donc il y a un biais, cela ne veut pas dire que les cyclistes roulent plus souvent bourrés que les automobilistes
Le truc con, c'est que quand on a un boulot dans lequel on se déplace, on passe vraiment pour un rebelz quand on se déplace en vélo chez le client. En moto, à la limite, ça passe, mais les clients ont du mal à s'imaginer qu'ils en ont pour leur argent quand on demande si on peut mettre le vélo quelque part. Un coup à finir venèrre.
Outre les muscles des jambes, le vélo développe également l'équilibre et les réflexes ! Quand il fait -35°C l'hiver à Stockholm, il vaut mieux avoir les idées claires pour éviter les plaques de glace et les bouches d'égout !
Bref, tout ça pour dire qu'en Suède (et ce n'est qu'un exemple), le froid et les intempéries ne sont pas un obstacle pour les cyclistes. Il n'y a donc pas de raisons qu'en France et plus particulièrement à Paris...
Quant aux gens qui jugent les entreprises sur le moyen de locomotion qu'utilisent leurs salariés, pas de danger que le schmilblik avance si tout le monde raisonne comme cela...
"<i>mais transports en commun contre vélo, y a-t-il un intérêt autre que sportif ?</i>"
Comme le disait Thomas il y a un véritable intérêt de consommation d'essence.
J'y vois aussi un intéret d'indépendance : t'es pas dépendant d'un service de transport et des horaires de transports souvent à la c**. Il y a aussi un intérêt de "place" : tu prends pas des bus/métros ultra bondés ...
@arno :
et en plus, t'es indépendant des grèves ...