Je regarde Urgences, et j'aime ça

Oui, autant le dire et l'affirmer, car je l'assume (avec honte néanmoins), je suis avec assiduité depuis plusieurs années les aventures des docteurs Ross, Romano, Carter, Green, Kovac dont la plupart sont morts ou portés disparus au fil des saisons.

Chaque année on se dit qu'on ne se fera plus reprendre, que décidément c'est de pire en pire mais on se surprend à faire en sorte d'être libre le dimanche soir pour pouvoir allumer la télé sur France 2 et épancher sa soif de bistouri, de NFS, chimi, iono, faites-moi-les-gaz-du-sang et allez-prévenir-les-parents. Puis on regarde un épisode plan plan un peu chiant en se disant que non vraiment, c'est de pire en pire (oui je me répète) puis le suivant montre un type qui se fait couper le bras, un accident de car avec des gamins en sang partout : déluge d'hémoglobine bien rythmé avec les sentiments de chacun, un personnage qui s'affirme grâce au destin qui lui tombe dessus, tout ça quoi.

Ensuite on dégotte une petite perle. Un épisode sur l'absurdité des armes à feu, un autre sur le viol ou l'inceste ou encore sur l'injustice du système de santé états-unien. Et ça nous réconcilie avec la série pour la saison entière.

Ouais, j'aime Urgences et le Cook County Hospital.

La suite de mes plaisirs honteux dans un futur billet.