Le script parodique du Seigneur des anneaux
Par Adrien le jeudi, juin 23 2005, 15:48 - divers - Lien permanent
Ce n'est plus vraiment d'actualité, mais c'est également drôle, le script abrégé du Seigneur des anneaux.
(Merci à Magic Corporation pour la traduction des cartes.)
Le Seigneur des anneaux, la Communauté de l'Anneau : le script abrégé. Par Rod Hilton Fondu au noir Int. LES STUDIOS NEW LINE PETER JACKSON rencontre quelques CADRES DE NEW LINE PETER JACKSON : ... et voilà ce que je vous propose. Vous en pensez quoi ? CADRE 1 : Attendez... Donc, en fait, vous voulez 300 millions de dollars pour réaliser un film de neuf heures qui sera une adaptation de la trilogie du Seigneur des anneaux ? PETER JACKSON : Presque douze heures dans les éditions complètes. CADRE 2 : Et vous voulez qu'on vous donne notre feu vert en considérant vos travaux précédents qui se résument à... (il consulte une note) Un film avec des singes rats et des zombies mangeurs d'homme, ainsi qu'une comédie pas drôle sur les fantômes, avec Michael J. Fox ? PETER JACKSON : C'est ça. Et je veux tout le pognon d'un coup, parce que j'exige de faire les trois films d'un coup. Les CADRES regardent JACKSON comme s'il venait de chier sur le tapis pour ensuite y apposer sa signature. Miraculeusement, on lui permet l'adaptation et FINALEMENT IL SORT LE FILM. Ext. GRAND CHAMP DE BATAILLE Différentes créatures générées par ordinateur apparaissent. UNE NARRATRICE explique l'histoire tandis qu'une bataille à faire tomber la machoire se déroule à l'écran. LA NARRATRICE : Alors ce mec, Sauron, a créé un anneau qui tue sa race. Il a fait quelques saloperies avec, ensuite il a été tué et les humains on récupéré l'anneau. Alors lui aussi il a fait des saloperies. L'anneau a transformé tout le monde en connard, puis Ian Holm l'a choppé, mais il a été moins connard à cause de lui. LE PUBLIC : Ouah ! Ils ont résumé toute l'histoire en quelques minutes, en plus avec une scène de bataille hallucinante. Si le reste du film est comme ça on a le plus grand film d'aventure jamais réalisé. LE REALISATEUR PETER JACKSON : Oh non, vous voyez, c'était court, direct et intéressant. Le reste du film est tout sauf ça. Vous avez été aux toilettes avant ? Vous auriez dû. Ext. UN BEAU VILLAGE IMAGINAIRE PROSPERE IAN MCKELLEN arrive. ELIJAH WOOD lui saute dessus. IAN MCKELLEN : Je suis vieux et sage. Je mets de la noblesse et de l'élégance dans tout ce que je fais. Je me présente comme un maître de toutes les matières intellectuelles. ELIJAH WOOD : En fait, la chose la plus impressionante que tu vas faire est un bouquet de feux d'artifice. Après tu te feras botter le cul par un meilleur magicien, échouer à nous faire franchir une porte parce que tu es trop stupide pour résoudre une énigme facile, et tu mourras. IAN MCKELLEN : Ah. Bien. Enfin moi, je n'ai pas joué dans "Notrh", hein ? Petit con glaireux. ELIJAH WOOD : Merde. IAN MCKELLEN : Bon, au fait, où est Ian Holm ? On m'a dit qu'il avait l'intrigue du film dans sa poche. Int. PETITE MAISON COMIQUE DE IAN HOLM IAN MCKELLEN entre et se cogne la tête sur les objets. IAN HOLM : Te voilà, espèce de vieux magicien sage ! Ils fument la PIPE DE IAN MCKELLEN IAN HOLM : Ah, nous avons l'herbe à fumer la plus fine de toute la Terre du milieu. IAN MCKELLEN : Hey, nous avons tous les deux le même prénom. IAN HOLM : Putain, mais t'as raison ! IAN HOLM tombe à la renverse en riant de manière hystérique. IAN HOLM (soudain sérieux) : Mon pote ! A chaque fois que je ris, j'ai l'impression que mes poumons essaient de partir. Peut-être que c'est ça, rire. Les poumons utilisent l'humour pour nous avoir et tenter de s'échapper. Pfiou... IAN MCKELLEN : T'es vraiment con quand tu t'y mets. IAN HOLM : Oh, tu veux voir un truc cool ? Ca va complètement te retourner la tête. IAN enfile l'ANNEAU DE POUVOIR et devient invisible. IAN HOLM (maintenant invisible) : Hého, où suis-je ? Où vais-je ? Ha ha ! (il retire l'anneau) C'est pas hallucinant ? IAN MCKELLEN : Ian, espèce d'abruti ! C'est l'Anneau de Pouvoir, forgé il y a des siècles par Sauron le seigneur maléfique ! C'est la clef du plus grand pouvoir du monde ! Il est recherché par les forces les plus dangereuses et à mesure que l'esprit de Sauron redevient plus fort, il est de plus en plus près de le récupérer et de réduire en esclavage la Terre du milieu ! IAN HOLM : Merde. Tu casses l'ambiance mon pote. Pas cool. IAN MCKELLEN : Donne-moi l'anneau. Puis va-t-en écrire ton livre. Elijah Wood et moi allons le détruire. Ian Holm : Elijah Wood ? C'était pas ce petit con dans "Maman j'ai raté l'avion" ? IAN MCKELLEN : Non, ça c'était Macaulay Culkin. IAN HOLM : Attends, je pensais à la mauvaise personne... IAN MCKELLEN : Elijah était le petit morveux débile dans "Flipper, le film". IAN HOLM : Ah oui, ce nul... IAN MCKELLEN : Ouais. Je vais voyager avec lui jusqu'au Mont du Destin, ce volcan traître. Une fois là-bas, nous détruirons cette atrocité une bonne fois pour toute. IAN HOLM : L'anneau ? IAN MCKELLEN : Elijah. Mais je lui ferai porter l'anneau avant de le balancer dans le volcan. IAN HOLM part. ELIJAH entre. ELIJAH WOOD : Hého Ian ! Je passais juste pour voir si... IAN MCKELLEN : Elijah, tu dois prendre cet anneau. C'est l'Anneau de Pouvoir, forgé par Sauron il ya longtemps. Voyage vers un pays lointain avec ta bande. Je te retrouve là-bas et nous nous risquerons jusqu'au Mont du Destin pour détruire l'anneau. Tu dois réussir : le sort de la Terre du Milieu dépend de ton succès. ELIJAH WOOD : Euh... Erf... Je voulais juste savoir si tu voulais jouer un peu à la Nintendo. IAN MCKELLEN : On n'a pas le temps Elijah ! Je dois aller trouver Christopher Lee et lui demander conseil. Bonne chance, le sort de toute vie repose dans tes petites mains poilues. ELIJAH WOOD : Je... Outch... IAN MCKELLEN (il verrouille la porte) : Et ne glande pas ! ELIJAH regarde les étoiles. En faisant ça, son visage se contorsionne pour exprimer une peur sans limite. Ses yeux s'agrandissent et sa bouche s'ouvre légèrement sous le choc et la terreur. Cette expression ne quittera jamais son visage, jamais. SEAN ASTIN : Hé, Elijah, ces deux Hobbits interchangeables et moi voulons t'accompagner dans ta quête. ELIJAH WOOD : Okay, mais seulement si vous vous comportez comme des débiles, pour que vous soyez non seulement toujours sur le point de saboter notre mission, mais aussi pour saper le ton relativement sérieux du film. BILLY BOYD : J'ai pété. Hi hi ! Int. MAISON DE CHRISTOPHER LEE OU UNE EGLISE OU UN TRUC CHRISTOPHER LEE et IAN MCKELLEN marchent et discutent. IAN MCKELLEN : C'est bon de vous revoir, Christopher Lee. Vous faites vraiment ce que vous voulez, avec vos cheveux, j'adore. Comment faites-vous pour éviter les noeuds ? CHRISTOPHER LEE : Hé bien, Ian, je les traite sous la douche, je les brosse raides quand je suis encore sous la douche, et ensuite je les traite à nouveau. Le secret est dans le deuxième traitement. IAN MCKELLEN : Brillant ! Vous voyez, c'est pour ça que vous êtes de toute évidence le meilleur magicien. CHRISTOPHER LEE : Effectivement, et c'est drôle que vous le disiez Ian. Vous voyez, je suis sur le point de battre la morve ambulante que vous êtes. IAN MCKELLEN : Vous voulez recommencer ? CHRISTOPHER sort alors une petite carte. CHRISTOPHER LEE : Ha ! J'invoque l'Aérien de Gaïa, une 2/2 en aérien. IAN MCKELLEN : Hum, okay. Je lance une Exclusion, ce qui contre votre sort et me laisse sortir une carte. Oh ! Un Kavru Hématopyre ! Je l'invoque. CHRISTOPHER LEE : Vous ne pouvez pas faire ça, vous ne pouvez pas invoquer avant votre tour, et c'est encore mon tour ! IAN MCKELLEN : Non, pas du tout ! J'ai juste lancé un contre-sort ! CHRISTOPHER LEE : C'était une éphémère ! Bon sang, maintenant je me rappelle pourquoi je déteste jouer avec vous. Prenez ça ! CHRISTOPHER utilise son BATON DE MAGICIEN pour faire à IAN MCKELLEN un TROU DU CUL TOUT NEUF. Ext. JOLI PAYSAGE ELIJAH et LES AUTRES HOBBITS marchent en NOUVELLE ZELANDE. Beaucoup. LE REALISATEUR PETER JACKSON : C'est pas beau ça ? Ils marchent de par le monde... ce monde complètement fantastique qui est... la Nouvelle Zélande. LE PUBLIC : OUais, c'est vraiment joli. LE REALISATEUR PETER JACKSON (confus) : C'est vraiment joli oui... Des minutes passent. LE PUBLIC : Euh, hem... vous comptez faire quelque chose là, bientôt ? LE REALISATEUR PETER JACKSON : Hein ? Ha, oui, de l'action. Que diriez-vous de quelques monstres ? Soudain, quelques MONSTRES MALEFIQUES attaquent. Certains s'approchent d'ELIJAH WOOD. Alors il met L'ANNEAU DE POUVOIR pour devenir INVISIBLE. ELIJAH WOOD : Ah ah ! J'parie que les monstres ne s'y attendaient pas à celle-là ! ELIJAH est tout de même EMBROCHE. ELIJAH WOOD : Aaaargl ! VIGGO MORTENSEN saute et massacre LES AGRESSEURS D'ELIJAH. Mais pas tout à fait, parce qu'ils ne meurent jamais, en fait. VIGGO MORTENSEN : Elijah, ça va ? Tu dois survivre ! Tu es le seul qui peut porter l'anneau ! Tous les autres seraient tentés de s'en servir à titre personnel ! ELIJAH WOOD : Mais, je viens pas de le mettre pour sauver ma gueule ? VIGGO MORTENSEN : Oui, mais tu as quand même été embroché. Regarde, si n'importe lequel d'entre nous était corrompu par l'anneau, nous serions assez intelligents pour l'utiliser à notre avantage. D'un autre côté, les Hobbits sont vraiment des crétins incompétents. SEAN ASTIN : Hé, arrêtez de nous offenser ! (une pause) Miam miam, des champignons empoisonnés, je me demande s'ils sont bons. ELIJAH WOOD : J'ai l'impression de mourir. Ca ne se voit pas d'après mon éternelle expression ? VIGGO MORTENSEN : La seule chose qui pourrait te sauver c'est Liv Tyler. Sérieusement. LIV TYLER : Mon personnage est tellement transparent que même ma voix est exagérement tendue. Heureusement, je suis jolie, ce qui semble être tout ce qui est demandé à un personnage féminin dans le monde de Tolkien. Remarquez comme mon apparition est douce, car je suis une femme, vous comprenez ? Elle a l'air JOLIE. ELIJAH WOOD : Donc, oui, je meurs... LIV TYLER : Oui, c'est vrai. Je t'emmène dans les coulisses d'un concert d'Aerosmith, où tes blessures seront soignées. Ext. LE PAYS DES ELFS. HUGO WEAVING, avec un air inutilement intelligent, parle à IAN MCKELLEN, qui s'est échappé. HUGO WEAVING : L'anneau doit être détruit, Ian. IAN MCKELLEN : Ouais, j'allais partir au Mont du Destin avec Elijah Wood et le faire. HUGO WEAVING : Quoi ? Elijah Wood ? Le petit con de "Deep Impact" ? IAN MCKELLEN : Ouaip. HUGO WEAVING : Non, ça va pas du tout. Je ne jouerai pas un second rôle dans un film où il n'y aurait que lui. Prenons d'autres acteurs pour partir avec. JOHN RHYS-DAVIES : Je pars, parce que je suis grisonnant et courageux, bien que mes compétences ne se mesurent pas en fonction de ma taille. ORLANDO BLOOM : Je pars aussi, parce que je plais aux filles du public, et à un nombre bizarrement élevé de mecs aussi. SEAN BEAN : Je vous rejoints. Et je promets de ne jamais essayer de prendre l'anneau. Au fait, je peux avoir l'anneau ? IAN MCKELLEN : Non. SEAN BEAN : Okay, donc je promets ne jamais essayer de prendre l'anneau. HUGO WEAVING : Excellent. Ensemble, vous serez... La musique pompier, grandiloquente, enfle. HUGO WEAVING : La Communauté de l'Anneau ! LE PUBLIC : Outch. Cette scène me donne l'impression que le film ne fait que commencer. (rires nerveux) Mais c'est absurde hein ? Je suis assis depuis une heure. Je veux dire, franchement, ça peut pas rester comme ça, hein ? La COMMUNAUTE marche aux pieds des montagnes pour aller au MORDOR. Ce plan ECHOUE et ils doivent en prendre un autre. La COMMUNAUTE marche sur une montagne couverte de neige pour aller au MORDOR. Ce plan ECHOUE AUSSI et ils doivent en prendre un autre. La COMMUNAUTE marche au travers des montagnes. Là ça marche, alors ils continuent. IAN MCKELLEN : C'est une honne chose que d'avoir inclus toutes ces séquences, comme ça rien ne se passe qui pourrait faire avancer l'histoire. Int. MINES EFFRAYANTES ET BRILLANTES LA COMMUNAUTE voyage dans les MINES. Rien ne se passe, encore. Soudain, le groupe est encore cerné par des ennemis, qui sont aussi vaincus. ELIJAH est encore embroché. ELIJAH WOOD : Na ! Tu pouvais pas battre mon Armure de Bilbo, qui a +4 d'endurance contre les stupides monstres en création numérique. Ils s'aventurent plus loin dans la montagne, mais soudain, IAN MCKELLEN est tué par un DEMON DE FEU. VIGGO MORTENSEN : Si je comprends bien, ça fait de moi le personnage le plus important, non ? ELIJAH WOOD : En fait, pour quelqu'un qui est le point central du dernier livre, tu es extrêmement ennuyeux et transparent. J'aurais très bien pu ne pas te remarquer. VIGGO MORTENSEN : Hé ! Au moins je n'ai pas joué dans "The Faculty", espèce de petit trou du cul. Ils marchent encore un peu en NOUVELLE ZELANDE, puis finalement ils rencontrent quelques elfs. CATE BLANCHETT : Salut tout le monde. Je suis l'autre nana du film. Je suis exactement comme Liv Tyler, sauf que les plans de moi sont encore plus adoucis. Mon rôle est quasiment inutile, donc bon, ne soyez pas dupes de tous ces effets spéciaux. Ext. UN JOLI PAYSAGE LA COMMUNAUTE DE L'ANNEAU continue son voyage. Encore une fois, ils sont attaqués par des monstres. Encore une fois ils perdent, mais pas avant que BILLY BOYD et DOMINIC MONAGHAN ne soient kidnappés. ELIJAH WOOD : Hé ! Je ne me suis pas fait embroché ce coup-ci. Je n'ai plus rien à apprendre de vous, aventuriers courageux. Je dois faire le reste du chemin tout seul. Avec Sean Astin. JOHN RHYS-DAVIES : Tu ne veux pas de notre aide ? Vraiment, nous avons mis en échec la Communauté. VIGGO MORTENSEN : Il doit bien y avoir un truc héroïque à faire, là. Hé, mais ces deux Hobbits super chiants peuvent encore être sauvés. Soyons vaillants et allons-y ! ORLANDO BLOOM : On en est réduit à ça ? Notre rôle, à la fin du premier film, est d'aller secourir deux pauvres idiots ? Vous m'avez vu tirer deux flèches à la seconde avec mon Arc, non ? Je suis plutôt balèze pour un blond efféminé. ELIJAH et SEAN partent. ELIJAH WOOD : Je suis content que tu sois avec moi dans cette aventure, Sean Astin. Tu me rends plus intelligent. Nous approchons du Mont du Destin, mais nous avons encore un long chemin. LE PUBLIC : Un long chemin ? Bordel, combien de temps il va durer, encore, ce film ? Je pense pas pouvoir rester assis plus longtemps pour voir des gens marcher sans but en Nouvelle Zélande, attaqués de temps en temps par des monstres. LE REALISATEUR PETER JACKSON : En fait, le film est fini. LE PUBLIC : Quoi ? Vous êtes sérieux ? C'est encore pire ! Ils ont rien fait ! LE REALISATEUR PETER JACKSON : Ils ont beaucoup marché. LE PUBLIC : Je vous déteste, je vous déteste tant. FIN







Commentaires
Zut alors, il fallait me le dire je me suis tapé tous les scripts en anglais depuis la première traduction :-)
(que je recommande d'ailleurs, ils sont vraiment excellents)