Faire des lignes...
Par Adrien le vendredi, juin 24 2005, 14:30 - divers - Lien permanent
Dédicace à Torpedo.
Une instit' que ma mère connait (professionnellement) a donné en punition à un élève la phrase suivante à recopier :
Je vis en France et je ne crache pas dans la soupe.
Ouah, c'est constructif. Le gamin n'a évidemment rien compris, jamais il n'avait craché dans la soupe à la cantine.




Commentaires
Je serais trop curieux en demandant ce qu'avait fait le minot ?
Il s'était ramené en gueulant "nique la france"?
Je pense que ce que le gamin a fait a peu d'importance, et à vrai dire je l'ignore. Je ne pense pas qu'une telle punition puisse être valable, quelle que soit la bétise. Ca me fait penser aux autocollants du FNJ : "Si tu niques la France, casse-toi !"
boh cela dépend, le vivre ensemble c'est respecter chacun quel qu'il soit.
Le "vivre ensemble" c'est le respect des règles, et c'est ça qu'il faut expliquer au gamin, pas qu'il doit être heureux de vivre en France et "ne pas cracher dans la soupe".
bien sur mais bon fuat lui expliquer le contenu de ce vivre ensemble.
La lutte contre les propos dégradants visant les pays ou les groupes ethniques ne doit pas s'appliquer que contre ceux visant les minorités.
Le gamin n'a pas eu des "propos dégradants", c'est tout ce que je sais. Ensuite, encore une fois, ce n'est pas la bonne méthode. Les membres de Socialisme et démocratie deviennent sarkoziste maintenant ?
pas du tout je suis persuadé comme toi qu'il faut expliquer au gamin le vivre ensemble plutot que de lui faire faire des lignes.
a propos voici une p'tite dépéche afp plutot sympa.
mardi 28 juin 2005, 19h47
"Enculé de ta race!" n'est pas une insulte à caractère racial, estime le tribunal correctionnel de Paris
PARIS (AP) - "Enculé de ta race!", n'est pas une insulte à caractère racial, a estimé le tribunal correctionnel de Paris dans un jugement rendu public mardi déboutant un homme qui poursuivait l'auteur de ce nom d'oiseau.
Dans ce jugement -essai linguistique?- la 17e chambre du tribunal correctionnel considère cette expression, "pour extrêmement grossière et fruste qu'elle soit", mais "assez largement répandue dans certains milieux, notamment chez beaucoup de jeunes gens", quelle que soit leur origine.
Cette expression devenue aussi courante que "ta race!", "fils de ta race!" ou "putain de ta race!", ne stigmatise "pas l'origine particulière ou identitaire réelle ou supposée de l'autre mais entend l'outrager (...) en le renvoyant à la "race" imaginaire de tous ceux que le locuteur entend, à cet instant, distinguer de lui", note le tribunal.
"Enculé de ta race!", poursuit le tribunal, est un propos qui fait "naître sur l'instant la 'race' métaphorique et indistincte des gêneurs et des fâcheux à maudire".
En conclusion de son jugement, le tribunal précise que "ni la légitimité, ni la nécessaire vigueur de la répression du racisme et de l'antisémitisme ne sauraient s'accommoder de tenir pour raciste ou antisémite une injure publique qui ne l'est ni intrinsèquement, ni au regard des circonstances dans lesquelles elle a été proférée".
Le parquet de Paris a fait appel de ce jugement, a-t-on appris de source judiciaire.
En mars dernier, David Chekroun, président de l'Association des commerçants du marché des puces de Paris, avait déposé plainte contre Omar Hatem. Ce dernier, un commerçant ne disposant pas d'un emplacement permanent sur le marché, en pleine discussion avec un placier, s'en était pris à M. Chekroun. AP
pas/mw