Dans le champ des logiciels, l'Europe et l'Inde résistent encore à cette folie. Du coup on n'a encore rien vu de ce qu'elle nous vaudra si nous l'acceptons. La décision du 6 juillet est un test pour la capacité du politique à définir les limites à ne pas franchir par un certain capitalisme, et une grande part des acteurs économiques attendent la confirmation qu'il est encore possible pour l'économie de se développer dans des formes compatibles avec le social et l'humain.

Puisse le Parlement européen confirmer la confiance qu'il a conquise par son vote de 2003 en rejetant à nouveau clairement la brevetabilité des logiciels et des traitements de l'information à base logicielle.

Philippe Aigrain, Liberté pour les logiciels, tribune du Monde.

Non aux brevets logiciels.