C'est ce qui frappe toujours aux manifs, l'odeur de bouffe. L'odeur de merguez arrivait jusqu'au tunnel du métro, bien avant de sortir de la station République. Ensuite, c'est le bruit, chaque cortège jouant au jeu de "c'est moi qui a la plus grosse sono". Puis c'est le monde, en particulier le très long cortège CGT, qui représentait pas loin de la moitié de la manif parisienne. Impressionant.

Les Verts étaient stationnés le long du trajet, comme tous les autres partis. À l'entrée de la place de la Bastille, impossible de nous rater. Pour une fois, nous étions nombreux (c'est-à-dire plus d'une vingtaine). Quelques aigris nous demandait si nous étions les Verts du oui ou les Verts du non, ce à quoi je répondais immanquablement que c'était "tous les Verts". Certains ne sont pas prêts à oublier cette pseudo ligne de fracture et cherchent une espèce de créneau électoral de radicalisation gauchisante. Grand bien leur en fasse, mais sans l'union de la gauche, 2007 c'est mort.

Si ça vous dit, voici quelques photos.