Ver(t)s 2007, et au-delà !
Par Adrien le mardi, octobre 25 2005, 10:59 - Vers 2007, et au-delà ! - Lien permanent
Vous voulez lire des états d'âme de militant Vert concernant le/la prochain-e candidat-e Vert aux présidentielles ? C'est par ici.
En fait, à moins d'une surprise monstrueuse, selon toute vraisemblance et à en croire tous les analystes politiques (pros ou amateurs), ça se jouera entre Voynet et Mamère. J'en entends dans le fond qui disent "oui mais c'est pas possible ils ont défendu le oui pour le référendum !" Hé oui, mais c'est normal : oui comme non, ça n'a pas d'importance. Ce qui joue, ce sont les contacts, les réseaux de l'avant référendum, ceux qui comptent vraiment puisqu'ils s'étendent sur plus de 6 mois.
Évidemment, le but n'est pas une victoire, ce serait prétentieux ou irréaliste de le penser. Le prochain président de la République française sera PS ou UMP. Le but d'une candidature verte en 2007 est de profiter de la tribune, d'exister dans le paysage politique français. S'il n'y a pas de candidature verte aux présidentielles, on n'existe plus, on se PRGise en devenant une filiale du PS. Dans l'hypothèse d'une victoire finale de la gauche (présidentielles plus législatives), le score vert influera plus ou moins sur la politique de gauche qui sera mené au gouvernement.
Les militants Verts choisiront leur candidat très tôt : en avril 2006. Il y a fort à parier que le vainqueur du courant Rassembler dont parle Antoine soit le candidat Vert. À vrai dire, et même si je combats de toutes mes forces la personnalisation de la politique, Cochet, Mamère et Voynet me paraissent les plus crédibles. Ne faisant pas formellement partie du courant Rassembler[1], je n'ai pas mon mot à dire.
Quoi qu'il en soit, le ou la candidat-e qui sortira vainqueur de nos primaires aura le soutien de tous les Verts. Parfois, on sait se réunir autour d'une candidature pour porter notre projet.
Notes
[1] Il y aurait beaucoup à dire sur les véritables chappelles et baronnies que forment les tendances chez les Verts.


Commentaires
J'ai apprécié l'intervention de Marie-Georges hier soir qui nous rappelle que 2007 et 2008 sont loins, et que les mesures dangereuses pour la société, c'est maintenant quelles sont prises. Tout cela pour préciser que le débat du "Qui en 2007", c'est clairement une tentative de diversion médiatique, à laquelle il ne faut pas attacher d'importance.
Oui, les décisions sont prises maintenant. Non, le débat de "qui en 2007" n'est pas le plus important. Par contre, dire qu'il s'agit d'une diversion est malhonnête : comme si le PC n'y pensait pas. Mais c'est sûr que chez eux, c'est quasiment moins démocratique qu'à l'UMP.
Wahhh comme tu balance :o)
Bon bah sinon, pour ce qui est de la diversion, c'est mon interprétation, et j'y souscris. J'en ai un peu ras le bol des candidatures déclarées/non déclarées qui n'aboutissent à rien. Quand est-ce que les journalistes vont se lasser ? Et surtout comprendre que ce petit jeu est voulu par ceux qui cherchent à détourner l'attention sur les véritables enjeux.
Je sais bien que ce n'est pas le plus important non plus, mais, Adrien, ce serait super sympa si tu pouvais éclairer ma lanterne et celle des quelques non-verts ou sympathisants de loin qui passent par ton blog : quels sont exactement les divers courants au sein des verts? Qui les composent ? Et quels sont leurs désaccords ? Merci d'avance si tu peux répondre à ces questions complexes !
@Talou : ouais, j'adore balancer. :)
@Droop : c'est une demande ? Ok, je vais m'y atteler, mais ça sera long et sanglant. ;-) Mais tu as déjà un début d'explication sur le blog d'Absgar que je mets en lien.
:)
merci du coup de pub. niveau politique, je reste dans mes interrogations.
Peut-être que moi aussi devrais-je m'atteler à une explication poussée des Cotendances chez les Verts, mais au rythme où ils vont et vu comment
c'est compliqué, ça risque d'être long et difficile....
Mais pourquoi pas.....
Voynet candidate en 2007? Aie, j'ai peur. L'autre jour, je l'ai vu à la télé et elle n'avait pas l'air de remettre en cause le nucléaire. EN plus, j'ai appris en regardant le DVD "la fin des chimères" qu'elle avait autorisé des OGM en plein champ.
Comme dit le proverbe, j'en ai vu des vertes et des pas mûres.
Non, elle n'aurait pas remis en cause le nucléaire ? Sans déconner ? Elle ne rappelle pas tout le programme vert et toutes ses opinions à chaque détour de conversation ? Quel scandale !
Avant d'aller te faire foutre, lis ça : sourisdudesert.free.fr/in...
Ensuite, pour les OGM, tu lis cette chronologie où nulle part il n'est écrit qu'elle a autorisé la culture de maïs transgénique : www.vie-publique.fr/polit...
Ça s'est peut-être fait sous Jospin, mais c'est une des couleuvres que les Verts ont dû avaler.
Mais bon, t'es tellement mieux à planter tes petites fleurs en vélo et à faire ta politique "concrète" qui ne change jamais rien. C'est bien, t'es un pur.
Bine sur, qu'elle n'a pas remis en cause le nucléaire. Interview vendredi dernier sur la chaine locale TV-MontBlanc. Elle parlait de l'arrêt de SuperPhénix (grâce à elle) mais n'a pas remis en cuase les autres centrales. Elle ne s'est pas positionné comme une antiènucléaire mais comme une nucléairiste raisonnée.
Bien sur que Voynet a avalé des couleuvres sur les OGM sous Jospin. Elle n'était même pas aussi solidairte des faucheurs en ce temps que maintenant. Principe de solidarité gouvernementale. Autorisation d'expérimentation de champs OGM, c'était bien Voynet à l'écologie. Dommage que les discours soient si éloignés des actes.
La politique des fleurs en vélo change plus de choses que d'attendre que des politiques fassent ce qu'ils disent aussi bien que leur manière de le dire. Tiens, dans une semaine, le 5, j'organise une manif en vélo dans ma ville. C'est inutile? Pas pour ceux qui y seront.
non c'est pas inutile, mais c'est une action locale
on a besoin aussi de temps en temps, de gens qui s'attelle à des tâches nationales, qui acceptent des responsabilités en tant qu'élus, qui se confrontent pour de vrai à la réalité de ce que c'est de gouverner un pays...
OK Frydaye: on a besoin de politiques nationaux mais pas ceux qui abandonnent la moitié de leur promesses sur l'autel de la gouvernance.