Où l'on parle, encore, des caricatures.

Un article d'un certain Hassane Zerrouky dans Le Soir d'Algérie, qui rapporte les propos de Ghaleb Bencheikh, dans un article intitulé Choc des civilisations ou choc des incultures.

A Beyrouth, Damas, Amman et, tenez-vous bien, à Baghdad en 2004, malgré les attentats-suicides décimant des civils irakiens, il y avait des gens qui ne croyaient pas aux crimes du GIA et m’affirmaient avec un aplomb déroutant, qu’ils étaient l’œuvre de militaires manipulés par l’Occident, voire par le sionisme ! Il n’y avait pas qu’en France qu’on pratiquait le “qui-tue-qui ?” !

quand Ben Laden avait revendiqué les attentats du 11 septembre 2001, on n’a pas entendu ces théologiens musulmans condamner ses propos. Ils ont plutôt expliqué que les attentats contre le World Trade Center ne pouvaient être que l’œuvre du sionisme international pour discréditer l’Islam et dénaturer son message !

Quant aux manifestations de solidarité exprimées, au nom de la liberté d’expression, par certains médias français avec le journal conservateur danois ayant publié les caricatures en question, elles sont pour le moins surprenantes. Car ces mêmes médias n’ont pas réagi avec autant de vigueur quand des journalistes algériens étaient la cible des islamistes ou contre les atteintes à la liberté de la presse et l’emprisonnement de Mohamed Benchicou.

Ah ! c'est quand même mieux que la tribune alambiquée de Tariq Ramadan dans Libération, où notre cher prêcheur prétend que le clivage n'est pas entre les tenants d'une liberté de la presse et ceux d'une extension de la protection du sacré (pour interdire le blasphème en fait), mais entre les extrèmistes et les gens "raisonnables". Ou comment déplacer le problème pour faire semblant de se placer en arbitre...