Motion laïcité et liberté de la presse
Par Adrien le lundi, mars 6 2006, 23:08 - laïcité et religion(s) - Lien permanent
C'est une motion toute simple, écrite par un responsable de la commission LGBT des Verts. Probablement un jour où il en a eu vraiment marre de voir sa direction ne pas prendre position sur une affaire qui enflammait, au propre comme au figuré, l'actualité internationale. Il l'a ensuite envoyé sur les listes Internet, principal vecteur de diffusion dans le parti (il faudra reparler de la gabegie de notre communication interne, un jour). Là aussi le débat s'enflamme. Mais les signatures, de cniriens comme de soutiens, affluent.
Petit rappel : pour pouvoir être soumis au Cnir (c'est-à-dire notre parlement), il faut juste quatre signatures de cniriens (les membres du Cnir). Les autres adhérents peuvent signer pour "soutenir".
Elle a donc été soumise au prochain Cnir, dans quelques semaines, en "motion d'urgence". Elle risque de ne pas passer, mais la pression est là. A priori, elle devrait être votée, et les Verts auront enfin une position claire sur un sujet devant lequel ils restent trop souvent muets. Les 20 cniriens et les 60 soutiens qui ont signé ce texte m'ont fait beaucoup de bien. Des trucs comme ça, ça redonne foi. Les essentialistes et les relativistes sont minoritaires, la prise de conscience de notre majorité nous a permis de regagner le terrain idéologique perdu depuis une petite dizaine d'années.
L’affaire dite des caricatures de Mahomet n’a suscité à ce jour aucune position officielle de notre mouvement. En revanche, le débat interne a fait rage, et des lignes de clivage semblent apparaître. Il est donc nécessaire que Les Verts aient une expression publique sur cette question, qui ne saurait être taboue. Il ne s’agit pas d’émettre une opinion, hors sujet en l’occurrence, sur les caricatures elles-mêmes, mais de constater que les principes de liberté de la presse, de laïcité, de droits de l’homme, dans lesquels nous nous reconnaissons, ont été pour le moins interrogés, voire remis en cause. Il est nécessaire de réaffirmer ces principes. C’est ce que les soussignés attendent du CNIR, notre instance délibérative.
MOTION
Les Verts affirment solennellement leur attachement à la liberté de la presse, qu’elle soit écrite, parlée, télévisée ou véhiculée par Internet. Cette liberté est consubstantielle à la démocratie, dans tous les pays de la planète. Aucun contrôle, aucune censure ne peut être acceptée. Cette liberté ne peut être limitée que par la justice, dans le cas de commission de délits de presse définis par la loi.
Selon la Constitution (art. 2), « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », où les Eglises sont séparées de l’Etat mais qui « respecte toutes les croyances ». En conséquence, Les Verts s’indignent que le premier ministre et des membres du gouvernement se soient cru autorisés, en invoquant le respect des sentiments religieux, à mettre en cause la légitimité de la publication de ces caricatures par un journal danois et les réactions de solidarité de la presse française.
Il n’est pas acceptable de conforter ainsi les souhaits de censure d’inspiration cléricale ni de sembler céder aux pressions d’Etat demandant directement des excuses aux gouvernements européens pour l’exercice de la liberté de la presse quand ce ne sont pas des sanctions ou des condamnations pour les auteurs de caricature religieuses et les journaux qui les publient.
Aucun enjeu de politique internationale ne peut justifier de tels reculs des principes qui fondent notre démocratie.
Le principe de laïcité qui régit notre pays n’est pas le rejet des religions mais de toute prétention de celles-ci à régenter l’espace public et politique. Il respecte le doit de chacun à ses croyances mais autorise de même quiconque à dire ce qu’il veut au sujet des religions.
Si nul ne peut être stigmatisé pour ses convictions religieuses, et si chacun peut invoquer la protection de la loi s’il s’estime discriminé dans ce domaine, il ne peut pour autant exister de délit de blasphème..
Les Verts estiment notamment que l’égalité entre l’homme et la femme, la liberté d’opinion et de croyance, le choix de son conjoint, la liberté d’adopter ou de quitter une religion, le choix de vie de chacun, notamment en matière de mœurs, ne peuvent être soumis aux codes de quelque religion que ce soit, par quel système politique que ce soit, dans quelque pays que ce soit. Notre pays doit placer les droits de l’être humain au-dessus des considérations financières ou commerciales comme de ce que les croyants considèrent comme des lois divines.
Les Verts assurent de leur solidarité les journalistes qui dans le monde, se sont vu privés de leur emploi, parfois de leur liberté, pour avoir défendu les libertés d’expression et de la presse. Ils sont de même solidaires des journaux qui ont été privé du droit de paraître pour avoir exercé ces droits.
Au fait, vous signeriez ?




Commentaires
Carrément.
Peut-être que je prendrai ma carte chez les Verts, un jour :).
Je découvre votre site et surtout quelques articles. Je ne suis pas Vert mais finalement, je me le demande. Je suis plutôt verte.
Bien que "catho" (donc à priori intolérante ou stupide d'après mon beau-frère que j'adore et qui est plus qu'un fervent laïc, qui est intolérant à propos de tout ce qui touche aux religions, je n'en l'aime pas moins) j'adhère exactement, à la virgule près, chaque mot de votre article.
Je suis aussi une fervente laïque et il m'insupporte au plus haut point de constater que nous allons être obligés de ne plus être nous sans devenir "rebelle" ou contestataire! Merde! (Pardonnez-moi, je m'emporte et les mots ne suffisent plus à ma colère).
Je ne vais pas "m'en-pécher" de dire quuntel est intolérant ou est con ou peu importe ce que je dis, sous prétexte qu'il faut respecter sa religion ou la laïcité (qui n'est effectivement pas le rejet de toute religion mais l'acceptation de l'autre dans sa globalité, y compris religieuse).
Il est grandement temps que les gens ouvrent leurs yeux et réagissent même si c'est maladroit mais qu'ils, que nous société, ne nous retrouvons pas lyophilisé, aseptisés, décérébrés, près à être enterrés! Vous l'aurez compris, je ne suis pas révolutionnaire mais le conformisme à tout craint, surtout lorsqu'il s'applique à un politiquement correct qui est prôné comme étant la normalité, la bonne façon de penser, la "positive attitude" me terrifie.
En fait, je crois que si la société et les hommes politiques continuent dans ce sens, je finirais ma vie (ma réflexion en somme) comme une révolutionnaire activiste de 80ans et ce n'est pas franchement ce que je souhaite aujourd'hui pour mes vieux jours.
Frédie
Bonjour,
Je ne suis pas vert, je ne suis pas bleu, ni rouge, je suis français et les bonnes idées des uns devraient être les bonnes idées de tous.
Bravo pour ces posts, il est évident qu'il faut défendre les droits fondamentaux qui régissent notre nation. Si pour des raisons biens plus viles qu'en apparence, certains pays sombrent dans l'obscurantisme religieux, il est du devoir d'un état comme la France d'exprimer le droit et la liberté.
Condamner ou supporter en l'occurence les fameuses caricatures était un faux débat. Les relayer de façon exponentielle dans la presse était certainement une erreur qui a conduit à gonfler un épiphénomème et à faire le jeu de ceux qui souhaitent encore davantage opposer l'occident au "monde musulman".
Certes le France est un pays laïc, mais il est aussi inscrit dans la constitution le respect des libertés individuelles, notament celui du culte.
C'est pourquoi il faut que les organes de l'état conservent leur laïcité et que chacun puisse pratiquer le culte de son choix sans l'imposer ni dans son apparence ni dans ses actes, à ceux qui ne le partagent pas.
Alors dans une époque ou tout le monde s'accorde à dire que nous souffrons de l'absence de valeurs, on ne peut que défendre ceux qui en expriment et d'autant plus quand elles sont légitimes
Amicalement,
Franck
Lettre ouverte dune musulmane aux médias occidentaux
«Non seulement ils (les Blancs) nous torturent, mais ils ont le toupet de nous dire comment on doit réagir à leurs tortures.»
Steve Biko,
mort pour labolition de lApartheid en Afrique du Sud.
Désolés de vous avoir ainsi offensé !
Finalement, cest peut être aux musulmans de sexcuser de ne pas avoir été assez «modernes» et assez respectueux de la «liberté dexpression» après la publication, intervenue au terme dun «concours» organisé par un quotidien danois, de 12 caricatures injurieuses pour les musulmans et le Prophète de lislam, Mohammed (QSSSL).
A lire et à entendre les commentaires de certains hommes politiques occidentaux, observateurs, journalistes et patrons de presse à propos des réactions dans les pays musulmans contre ces caricatures, il semble bien quil nous est demandé à nous, musulmans, de présenter nos excuses au «monde civilisé» qui, de toute évidence, a été offensé et offusqué par notre réaction «barbare et archaïque» ainsi que par notre «profonde ignorance» des principes de la «liberté dexpression» en vigueur dans lOccident avancé et émancipé.
Si nous avons bien compris la leçon : exprimer son racisme, inciter à la haine de près dun milliard et demi dêtres humains, les fustiger, les insulter et les blesser dans ce qui constitue les fondements mêmes de leurs références identitaires, de leurs croyances et de leurs convictions, en représentant notamment leur Prophète coiffé dun turban en forme de bombe, cela sappelle dans le jargon de certains médias de lOccident : de la «Liberté dexpression». Et, crier sa condamnation dune stigmatisation perfide et faire état de son rejet dinjures gratuites cela sappelle : de «lintégrisme». Et au bout du compte, cest «la sacro-sainte liberté dexpression» qui se retrouve subitement, par on ne sait trop quels artifices, «menacée par les fous dAllah».
A ce niveau de lappréciation des événements, il ny a aucun dialogue possible avec ceux qui considèrent quinsulter plus dun milliard de musulmans (et dailleurs, seraient-ils à ce point tous fous? Seraient-ils à ce point tous dans lerreur? Autant quils le sont? Et depuis aussi longtemps?) constitue «un droit inaliénable» qui fait partie de leur «liberté dexpression». Un principe «sacré et fondamental», érigé en «une croyance indiscutable» pour laquelle «il ne saurait être question de transiger» quoique ce soit. Une «liberté dexpression» pour laquelle «lon est prêt à se sacrifier» afin den assurer la défense et la sauvegarde face aux «forces obscurantistes» (Et ce nest pas là des fragments tirés du discours dun «islamiste-intégriste-extrêmiste»)!
Non, il ny a aucun dialogue possible avec ceux qui dénaturent la problématique en orientant le débat vers lidée de «linterdiction faite aux musulmans de représenter les prophètes» et de lopposer au concept de la «liberté dexpression». Pourquoi se voiler ainsi la face et se dissimuler derrière ce subterfuge, ce glissement méthodologique, inédit et pernicieux, qui veut entretenir une confusion des genres en comparant deux paradigmes de nature fondamentalement incomparables? Vouloir absolument confronter des principes issus de croyances purement religieuses et ceux inspirés de corpus philosophiques temporels et séculiers, est à bien des égards une entreprise étrangement saugrenue. Une telle démarche demeure en effet intellectuellement aberrante et politiquement douteuse, dans sa forme comme dans son fond.
Naurait-il pas été plus constructif, plus productif et plus judicieux dadmettre que, tels que conçus et présentés, les thèmes des caricatures portent tout dabord atteinte à limage de tout un pan de lhumanité - jeté en pâture et désigné comme étant «terroriste» par essence -, bien avant quils ne constituent une véritable offense aux symboles identitaires et un outrage aux croyances de tous les musulmans du monde, du fidèle le plus «mou» à «lintégriste» le plus «fou»?
Pour ceux parmi les musulmans qui ont été «poussés» à dire et à exprimer «bruyamment» leur indignation et ils ne représentent que linfime portion dune minorité curieusement grossie par le tout puissant regard médiatique de lOccident -, ils nont pas dit : «Nexercez pas votre liberté dexpression!», mais ils ont «crié»: «Ninsultez pas notre foi et notre religion!». Les pancartes : «Oui à la liberté dexpression. Non à lincitation à la haine», exhibées par ces manifestants, ne semblaient pas autant intéresser les caméras qui préféraient, bien entendu, focaliser leurs zooms sur les quelques bouts de tissus brûlés ici et là.
A défaut de pouvoir dialoguer, il est par contre possible de rappeler à certains médias occidentaux, épris de «liberté», que leur pratique de la «liberté dexpression» nest pas aussi totale quils le prétendent, et que bien des tabous subsistent et ne peuvent êtres abordés sous peine de disparaître complètement de la scène médiatique.
Il existe effectivement une infinité de sujets que les médias occidentaux ne peuvent aborder, et encore moins permettre, à ceux qui osent défier lordre établi, dy exprimer une quelconque opinion.
Dans un article, publié le 4 février 2006 dans The Independent, signé par le journaliste britannique M. Robert Fisk, il est rappelé que la liberté dexpression nest pas illimitée en Occident.
Intitulé «Ne soyez pas dupes, ceci n'est pas une question de l'Islam contre la laïcité», larticle explique aux lecteurs britanniques la gravité davoir caricaturé le Prophète de lIslam, et démontre le degré dhypocrisie des médias occidentaux qui se sont offusqués de la réaction des musulmans contre les caricatures. Pour lui, les caricatures «navaient dautre but que de provoquer» et quelles étaient «si outrageuses, quelles ont provoqué une réaction».
Lauteur rappelle aussi comment, il ny a que «plus dune décennie» à peine, un film de Martin Scorsese («La dernière tentation du Christ») avait choqué les chrétiens du monde entier et provoqué une vague de réprobation au point où des salles de cinéma ont été incendiées à Paris (01 mort officiellement) et dans dautres villes du monde.
A propos de la leçon de «liberté dexpression» donnée au monde musulman, Robert Fisk se dit étonné de la réaction de lUnion Européenne qui «clame pompeusement quelle ne peut contrôler la liberté dexpression et la liberté de la presse».
Pour les besoins de la démonstration, Robert Fisk va plus loin en expliquant que les journaux auraient été traités danti-sémites si les caricatures montraient un rabbin avec une kippa en forme de bombe sur la tête.
«En outre, explique-t-il encore, dans quelques nations européennes comme en France (loi Gayssot, ndlr), en Allemagne et en Autriche - il est interdit, de par la loi, de nier certains génocides. En France, par exemple, il est illégal, sous peine de sanctions pénales, de dire que l'holocauste, juif ou arménien, ne sest pas produits».
Robert Fisk estime en conclusion que «les pays occidentaux ne peuvent pas continuer à exercer des restrictions politiques pour prévenir des écrits révisionnistes relatifs à lholocauste, et évoquer en même temps la laïcité lorsque les musulmans sopposent à nos provocantes et insultantes images du Prophète».
En effet, ne sagit-il pas là plutôt dune «liberté dexpression» sélective et à géométrie variable, notamment quand des chercheurs et des historiens sont systématiquement poursuivis en justice, et le plus souvent lourdement condamnés, lorsquils tentent de discuter ou de vérifier lauthenticité de certains aspects entourant tout ce qui a été dit et écrit à propos de lholocauste ?
Ce qui demeure par contre certain, cest que le journal danois qui a publié les caricatures, ainsi que dautres de ses confrères européens qui lont relayé par «esprit de solidarité», se sont payés un sacré coup de publicité qui leur a permis, par la même occasion, daugmenter exponentiellement leurs ventes et leurs bénéfices. Comme cela a été le cas pour Charlie Hebdo qui a vu ses ventes atteindre les 500 000 exemplaires (du jamais vu dans lhistoire de cet hebdomadaire!) grâce au seul numéro consacré à ces fameuses caricatures. Quel bel esprit dopportunisme et de mercantilisme de la part de ces néo-défenseurs, hérauts et nobles chantres de la «liberté dexpression»!
Pour le directeur de Charlie Hebdo, M. Philippe Val, «la reproduction de ces dessins avait pour but de manifester notre solidarité au directeur limogé du journal France-Soir» qui sétait, lui aussi, empressé dexprimer sa «solidarité» avec le journal danois dans lespoir de tenter, un tant soit peu, de se sortir du marasme financier dans lequel baigne depuis un certain temps déjà le France-Soir.
Casser du musulman de nos jours est devenu banal et normal. Cest dans lair du temps Mais pour les plus malins, il sagit là dun bon filon; un créneau porteur, vendeur, voire même hautement lucratif. Ça peut en effet rapporter gros, à tous les coups, et à peu de frais! Au mieux, ce sont les retombées financières qui sen trouvent ainsi grandement améliorées; Au pire, cest laudience, la notoriété et les projecteurs dune publicité assurée et entièrement gratuite! Sans mentionner le capital politique que ça peut permettre dengranger dans un contexte où la peur et le sentiment dinsécurité généralisés sont insidieusement et savamment entretenus Que du bénéfice net en somme, et sur tous les plans!!! Pourquoi alors sen priver ?
Il va sans dire que M. Val nie, bien entendu, toute provocation. Pour lui, la provocation «a commencé bien avant la publication de ces fameux dessins, cest-à-dire lors des attentats de New York en septembre 2001 puis ceux de Madrid ainsi que ceux qui ont eu lieu dans dautres villes du monde».
Et si lon remontait un peu plus loin dans le temps M. Val? Les croisades, la reconquista, la colonisation, la spoliation, la dépossession, lexploitation, lhumiliation, la discrimination, la torture, les exactions, les viols, les exécutions, les massacres, la Palestine, lIrak, le pétrole etc ?
Létonnant dans cette affaire cest que ce sont ces mêmes défenseurs dune «liberté dexpression», pourtant «intouchable et immuable», qui nont pas hésité à se porter en tête de peloton pour provoquer un lynchage médiatique en règle contre des gens comme lAbbé Pierre (1996) et Dieudonné (un humoriste français, désormais quasiment interdit de presse et de télévision) qui, au travers dun de ses sketchs, a «osé» caricaturer (sic) un colon juif extrémiste.
Même la politique génocidaire de Sharon contre les palestiniens nest pas critiquable de nos jours. Et les résistants, parmi la population palestinienne occupée, qui osent dire leur opposition à cette politique sont systématiquement catégorisés comme étant de «dangereux terroristes» à liquider sans le moindre scrupule (Cheikh Yacine, un vieillard aveugle et tétraplégique, en fauteuil roulant, visé et abattu par un missile (!!!) de larmée israélienne).
Au moment où la ségrégation envers les musulmans devient ouvertement «honorable» et lislamophobie un fait confortablement installé dans les consciences (à lexemple des textes incendiaires de lécrivaine italienne Oriana Fallaci et de bien dautres encore), il est interdit de critiquer le sionisme et la politique dIsraël, sous peine dêtre accusé de judéophobie ou danti-sémitisme, ce qui a dailleurs valu à la chaîne de télévision libanaise Al-Manar dêtre bannie de diffusion en Europe.
De même, diffuser les images de lassassinat en direct dun enfant palestinien, comme la fait France 2 durant la 2e Intifada en montrant le petit Mohamed Dourra, âgé à peine de 10 ans, mourir en direct sous les balles de soldats israéliens, cest faire de la «désinformation» car le cameraman français se «devait de faire la part des choses» et de prendre en compte la «détresse» du pauvre soldat israélien avant quil nabatte lenfant (et pas rien que dune balle)!
Interdire la diffusion dun documentaire sur le massacre commis par larmée israélienne dans le camp de Jénine en Palestine occupée cest faire preuve dune «grande lucidité» et de «responsabilité éditoriale».
Interdire la publication du rapport de lUnion Européenne «lourdes critiques contre lactivité coloniale israélienne à Jérusalem-Est et tout autour de la ville», cest aussi faire preuve dune grande «objectivité» dans le traitement du conflit du Moyen-Orient.
Interdire la diffusion dimages montrant les insoutenables et indéfendables atrocités commises par «les forces alliées de laxe du bien» durant leur «guerre chirurgicale», livrée aux civils Irakiens pour mieux les «libérer» et mieux leur «apprendre», par le sang, les bombes, les assassinats, les exactions et la torture, les principes élémentaires de la «démocratie»
etc etc etc .
Cest cela la «liberté dexpression», drapée des valeurs et du sceau de «luniversel», que lOccident tient absolument à nous inculquer et avec laquelle nous devons faire. Et ça sera ainsi, car cest la loi du plus fort jusquà ce quil en soit autrement.
En attendant, nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses il ne faut pas trop nous en vouloir, soyez indulgents avec nous car nous sommes si incultes et si archaïques veuillez nous pardonner nos écarts et croyez bien que nous sommes désolés de vous avoir ainsi offensé !!!
Cordialement,
Z. Zlabia.