Tout ça pour un ours, pour quelques ours. Tout ça parce qu'on met sur le dos d'un brave plantigrade la totalité des animaux tués. Alors qu'on sait que les chiens errants en sont aussi pour partie responsables. Alors qu'on sait également que les chiens de berger permettent d'éviter 90 % des accidents, comme avec les loups. Et même si ce n'était pas le cas, la violence n'est en aucun cas un bon moyen, dans un pays démocratique, pour faire valoir ses positions.

En parallèle, j'apprends avec effarement que les RG sont sur les dents pour la manifestation de Cherbourg contre l'EPR. Pour plusieurs raisons : la CNT et la CGT du coin. Les premiers parce qu'ils veulent taper du social-traître (en gros des Verts), les seconds parce qu'ils voudraient se faire un-e écolo qui veut leur sucrer leurs emplois dans le nucléaire. Plus que la CNT, je suis pour ma part inquiet de l'accueil de mouvements qui préfèrent taper sur les Verts plutôt que sur EDF.

J'ai appris une anecdote surprenante sur une militante écolo de Normandie qui n'a dû son salut qu'à John Paul Lepers qui passait en bagnole dans le coin. Un peu plus et elle se faisait violer, les hommes lui ayant promis de lui fourer de la "bite contaminée" pour lui apprendre la vie. Ils avaient bien raison ! De toute façon, toutes les femmes ont envie d'un bon coup de bite, non ? Ah oui, parce que bien souvent, les actions et les propos sont en plus sexistes et machos. Une ancienne ministre en a fait les frais.

Pour le 15 avril, il est vrai qu'on va en pleine capitale de la nucléocratie française, ça fait limite provoc. Cela dit, même chose que pour les ours dans les Pyrénées : pourquoi une telle haine ? pourquoi une telle violence ? Enfin : pourquoi une telle tolérance à une telle violence ?