Vous allez voir qu'en 2007, la gauche va perdre. À peu près sur le même schéma qu'en Allemagne. Galvanisée par la victoire du "non", la gauche de la gauche (façon de parler) qui fait perdurer ce faux clivage aura sa putain de candidature unitaire menée par le PCF, qui continue sa petite schizophrénie.

Un PS affaiblie, une extrême gauche en forme, des Verts broyés entre les deux, et une droite qui restera aux affaires pour 5 ans de plus, 5 ans de casse sociale.

Vous me trouvez pessimiste ? José Bové continue de faire planer le doute : après avoir dit qu'il annoncerait ou non sa candidature à Cherbourg, le 15 avril, il annonce qu'il attend la fin août (les journées d'été des Verts ?). Pendant ce temps, les agitateurs qui œuvrent conscieusement pour la disparition des Verts ont récolté 860 signatures de gugusses (et je reste poli).

La lecture de l'appel de Raspail a réveillé en moi les pires pulsions anti-gauchos. En lisant ce texte, on se dit qu'il a vraiment été écrit par des gens qui ont tout leur temps avant l'avènement du monde rêvé, contrairement aux classes pauvres qui attendent la moindre amélioration. C'est la gauche que je déteste, celle du miroir aux alouettes et de la complaisance dans la défaite, de l'épanouissement dans la destruction.

Oooh, croyez bien que j'espère me tromper dans ma prédiction !