Il faut avouer que le peit-déjeuner débat Blog and breakfast, organisé par de sympathiques étudiant-e-s de la Sorbonne, était réussi. Grâce à la participation de Dominique Wolton, on a évité la discussion blogo-béate, même s'il a un peu asséné ses vérités, toutefois bonnes à entendre : non, le blog ne va pas révolutionner les rapports humains, on a dit ça à chaque nouveau mode de communication, qui n'a jamais remplacé les précédents mais s'est simplement ajouté à la panoplie des moyens. Il a également été très pertinent sur la nécessité, pour le message politique, de créer du collectif au-delà de l'individualisation côté émetteur et côté récepteur à l'œuvre depuis plusieurs années. Autre question lancinante en écho au besoin de créer du collectif : qu'est-ce qu'on fait des gens en dehors du réseau ?

Gilles Klein, censé présider aux débats, a peu apprécié la provocation et a également été désagréable avec la plupart des intervenants de la salle, répondant de manière lapidaire sans passer la question à un invité. Étrange.

Alain Lambert ou le webmaster de Jack Lang, ont été dans leurs rôles. Très bonnes interventions de Versac, qui est un blogueur qui se mettre en perspective le phénomène. Ses réponses à Wolton étaient très bien. Bon, Pierre Vallet de Paris14.info a beau être à droite, il a l'air sympa et a également dit des choses intéressantes en tant que blogueur citoyen de proximité.

J'ai été très amusé par un petit paradoxe dans les interventions : on s'est félicité de la fin des intermédiaires grâce aux blogs, pour ensuite être ravi que les journalistes lisent les blogs pour en rendre compte... On se rend bien compte, là, qu'avec la multiplication des blogs, il faudra bien de toute façon des gens pour faire le tri, signaler les plus intéressants, etc.

C'était également l'occasion de croiser un adhérent socialiste à 20 balles, ravi que je le sorte des griffes d'un ségoliste acharné puis d'aller prendre un café avec l'équipe qui a organisé tout ça. Après le vouvoiement, le tutoiement s'est imposé. :-) Attendons maintenant leur compte-rendu, une fois qu'ils et elles seront réposé-e-s !