Or donc, après le courrier martial, pure intimidation, qui m'ordonnait de retirer deux billets disant du mal de M. Rondeau, mon avocat a envoyé une lettre pour rappeler que le délais pour attaquer une publication en diffamation était de trois mois, même sur Internet. Rappelons que le courrier d'origine comportait des formules du type "souhaiterait vivement voir ces deux articles retirés", un ultimatum de 7 jours avant de "faire valoir les intérêts (...) devant les juridictions appropriées". J'en tremble encore.

Quelques jours plus tard, probablement le temps de s'occuper d'affaires plus importantes, l'avocat du premier édile de Bussy-Saint-Georges a envoyé une réponse à mon avocat. Le ton, d'après le compte-rendu qu'on m'en a fait par téléphone[1], s'était nettement adouci.

On a ainsi appris que, bien sûr, le délai de prescription était bien connu de l'avocat et du client, mais que d'habitude, les gens acceptaient de retirer d'anciens articles auxquels ils n'accordaient plus d'importance, afin de ne pas blesser certaines personnes. C'est leur problème, pour ma part je tiens beaucoup à mes anciens articles.

Il y a quand même un avantage à toute cette histoire pour lui : les nombreux liens sur le blog d'Hugues Rondeau l'ont fait monter dans Google, mes billets ne sont plus qu'en 3e et 4e position. Tout s'arrange tout seul, c'est merveilleux.

Je pense que les habitants de Bussy-Saint-Georges seraient en droit de se demander pourquoi l'argent de leur municipalité est utilisé à de telles fins, j'imagine que les élections de 2008 seront l'occasion de solder certains comptes.

Notes

[1] J'ai appris à cette occasion que les correspondances entre avocats devaient rester confidentielles, je n'ai donc pas pu me faire faxer ni scanner cette lettre. Je peux encore moins vous la montrer.