« Le coup de boule de Zidane
- Le Liban sous les bombes... »
C'est elle !
Par Adrien le mardi, juillet 18 2006, 23:13 - Vers 2007, et au-delà !
- Lien permanent
Et voilà, 57 voix d'avance suffisent. Maintenant, tout ne fait que commencer, l'aventure devrait nous porter jusqu'en avril et mai 2007 : affiches, campagne web, porter le programme, etc. Ah ! j'ai hâte.
La discussion continue ailleurs
- 1.
Le mardi, juillet 18 2006, 23:24 par :blog de: Alexis Prokopiev
-
Faire respirer 2007 !
« Faire respirer 2007 » - c?est ainsi que s?intitulait notre appel de soutien à Dominique Voynet pour cette primaire chez les Verts.
Désormais le premier objectif est atteint : les Verts ont désigné Dominique Voynet pour...
- 2.
Le mercredi, juillet 19 2006, 20:34 par [onmyway] [...]
-
Madame la Candidate...

- 3.
Le vendredi, juillet 21 2006, 14:59 par DV et al.
-
Les Verts ont une candidate
Après un dépouillement qui s'est déroulé dans une ambiance sereine, les résultats définitifs ont donc donné une candidate aux Verts. Dominique a emporté une majorité des suffrages exprimés, soit 50,59 % des voix et représentera le parti...
URL de rétrolien : http://www.blogdebix.net/index.php?trackback/1000
Commentaires
Congrat's ;)
C'est elle ! Qui ça? Cécile?! :-D
J'avais soutenu Yves Cochet, mais bravo à Dominique, et maintenant en marche pour construire un printemps Vert en 2007 !
Et le tout avec un parti uni (après tout, 50,59%, c'est pas très éloigné de 49,41%...!).
PS : Adrien, tu vas te faire rayer de l'ANPE !
ça c'est super.
Non .. non c' est nul !!!
Je suis plus que d'accord avec les thèses ecologiques. MAIS
les dernieres présidentielles ont montré la stupidité de la fragmentation des votes. Chirac/Le Pen n'ont pas pas gagné, ils ont été favorisés par la dispersion a gauche ... point.
je fais le calcul ! la représentativité de D. Voynet egale 0.0040766666666666666666666666666667 pour cent de la population ... (elue par 2446 voix, sur ~60 millions de français) c'est nul ....
Le travail des politiques est aussi de faire de la poliitique, donc de trouver des accords et de porter le/la candidat/e qui peut faire gagner la gauche !!!
Arretez de vous regarder le nombril ! si on veut gagner et virer la droite, il FAUT un accord a gauche et un candidat unique....
je m'exclamerais bien "Ah bon, il y a 60 millions de votants en France ?" mais le calcul n'est déjà pas très pertinent en lui même (notez que je fais preuve de courtoisie).
Ceci dit, les partis de gauche devraient effectivement considérer le risque de l'effritement des voix.
Cher Fabien je pense que le risque de l'effritement des voix ne provient pas de la présence naturelle des différentes forces de gauche au 1er tour (et parmi celles-ci, notamment, les écologistes et les socialistes).
Il dépend de la qualité ou de l'absence de qualité du candidat du pôle qui prétend aller au 2e tour, le PS. Si le/la candidat-e est bon-ne et que les socialistes font une bonne campagne, il n'y a pas de souci à se faire pour eux ou pour le maintien de la gauche au 2e tour. Si la campagne du PS est mauvaise comme en 2002, il ne pourra s'en prendre à lui-même.
S'il s'agit vraiment de craindre la dispersion, et de dénoncer la profusion de candidatures, alors le PS peut chercher à :
-limiter les candidatures para-socialistes (PRG, MRC)
-et en cas de victoire, s'accorder à favoriser le passage à une république parlementaire qui ferait de l'élection présidentielle une formalité permettant d'élire une personnalité symbolique.
Comme quoi, la balle est dans son camp!
Frédéric, je ne suis pas vraiment d'accord, et sur plusieurs points.
Premièrement je pense que le candidat socialiste en 2002 était de qualité, mais je crois qu'il serait vain de tenter de défendre ici cet avis.
Ensuite et surtout, le risque d'effritement est réel et ne dépend pas du tout que du PS. Il y a de nombreux courants à gauche, et il est normale que chacun soit tenté de voter pour le candidat le plus proche de sa préférence. Cela n'empèche pas qu'au fond, la grande majorité des votants de gauche préfèrent voir un second tour PS/UMP qu'un second tour UMP/FN.
Je ne dis pas que les verts ne doivent pas présenter un candidat, je dis juste que l'ensemble de la gauche doit être consciente du risque réel de l'éparpillement des voix.
Enfin, je ne pense pas qu'un parti se doit de transformer profondemment les institutions de son pays par calcul politique mais plutot dans l'interet de son pays.
Pour Fabien :
Ca sert à quoi une élection présidentielle ? A élire un président, bien sûr, mais ça sert surtout à compter le poids des différentes options politiques dans le pays, puisque c'est (malheureusement) l'élection structurante en France.
Il est donc logique que les grandes options politiques soit représentées dans l'élection.
A mon sens, il n'y en a pas cinquante à gauche :
le socialisme, le communisme, le trotskysme, l'écologie politique. Ca nous fait donc 4 candidat-e-s.
En 2002, le socialisme (et ses sous courants) étaient représenté par Jospin, Chevènement et Taubira. Le total de leurs voix a représenté environ 25% des voix, soit le score moyen du PS depuis plusieurs années.
Le vrai problème de la gauche, ce n'est pas la présence d'une candidature écolo, qui au passage n'est pas strico censu "de gauche", puisque entre 1/4 et 1/3 de l'électorat écolo vote à droite au second tour ! Le vrai problème, c'est l'incapacité du PS a rassembler l'ensemble de ses composantes internes ou externes. Les différences d'options entre Chevènement, Taubira, Strauss-Kahn, Royal ou Lang, en matière d'économie, de société, de vision du monde ne sont pas très importantes, elles relèvent du même système d'exploitation.
Si on a des systèmes d'exploitation différents, par exemple entre socialisme et écologie politique, mais pas forcément incompatibles, il y a toute légitimité à présenter deux candidatures.
Pour finir, je me fais écho d'une proposition récente d'Yves Cochet, qui faisait remarquer que la création de la possibilité d'apparentement pour l'élection présidentielle rendrait un 21 avril impossible. En effet, l'apparentement consiste à inscrire chaque candidature au sein d'un camp. Exemple : Dominique Voynet, candidate des Verts, s'apparente avec Ségolène Royal, candidate du PS. Au soir du 1er tour, leurs voix sont comptées séparément, puis additionnées. Si leur camp arrive dans les deux premières places (par rapport à un autre camp ou à un autre candidat seul), celles qui a obtenu le plus de voix au sein de l'apparentement est qualifiée pour le second tour.
Cordialement.
Outre le fait que cet information, si j'en trouve confirmation du moins, me déçoit sérieusement, comment s'il y a vraiment 1/3 de l'électorat vert qui vote à droite au second tour peut on vraiment envisager un apparentement légitime entre les verts et le PS ?
Pour Splinter :
Hans Kelsen, en science politique, a théorisé la représentation politique. Le modèle idéal, c'est l'ensemble de la population adulte est membre d'un parti politique (il y en a plusieurs) et participe ainsi à la définition des programmes politiques, à la désignation des candidats. Il s'agit donc d'un système démocratique parfait, puisque l'ensemble des citoyens participe. Le système politique théorique des Etats-Unis n'est pas si éloigné de cette théorie. En effet, l'ensemble des électeurs peuvent s'inscrire en tant que démocrate ou républicain, et désigner les candidats de chaque camp lors des primaires. (ok, j'évacue les non-inscrits, les abstentionnistes...)
Pour la France, il y a encore du boulot ! Amusons-nous un peu :
L'UMP : déclare 220 000 adhérents
Le PS : déclare 150 000 adhérents
Le PCF : ne déclare rien, des estimations parlent de 50 000 à 120 000 adhérents
L'UDF : 50 000 adhérents en comptant très large
Le FN : environ 30 000 à 60 000 adhérents
Le PRG : environ 10 000 adhérents
Les Verts : 9 000 adhérents
La LCR : 5 000 adhérents
LO : entre 3 000 et 9 000 adhérents
Additionnons tout ça : il y a en France entre 500 000 et 650 000 adhérents à des partis politiques, soit environ 1,5% des électeurs (40 000 000).
Il me semble que logiquement, aucun candidat ne sera "représentatif" au sens où tu l'entends.
Mais même en Italie, alors que 4 millions de personnes, soit 10% du corps électoral environ, ont désigné DIRECTEMENT Romano Prodi comme tête de liste, il reste 90% des électeurs qui ne l'ont pas désigné. Alors, représentatif ?
Ce chiffre que j'avance est surtout vrai pour les élections nationales, localement, c'est un peu plus complexe.
Ainsi, environ 35% des électeurs de Waecher en 1988 ont voté Chirac au second tour. En 1995, entre 20 et 25% des électeurs de Voynet ont voté Chirac (encore lui !). Mais aux municipales de 2001 à Paris, les reports de voix vertes sur la liste PS-Verts ont été assez importants, et la victoire de la gauche est dû aux apports des Verts.
Cette proportion est logique, compte tenu de l'histoire de l'écologie en France. Les gens qui votent écolo au 1er tour et à droite ensuite sont peu souvent d'affreux conservateurs. Au contraire, ce sont souvent des centristes, voire des libéraux (au sens moral du terme), séduits par le libertarisme des idées vertes. Pour les centristes, c'est parce que les Verts ont longtemps représenté un vote "apolitique".
Mais rassure-toi, cette sociologie est en bouleversement, et une très grande majorité des électeurs Verts vote avec la gauche !
Pour des infos chiffrées, il faut aller sur les sites des instituts de sondages, comme celui-ci :
www.ipsos.fr/canalipsos/p...
Cordialement.
Je répondrai juste un truc
les électeurs sont libres de leurs voix
imaginons que les Verts, le PC, (...) soient absents
qu'est ce qui oblige les électeurs à voter PS si le PS n'est pas apte pour eux ?
nous aurions alors un PS qui ne gagne pas les voix
et en plus l'absence des projets de certains partis, donc personne pour les défendre...
le projet Verts n'est pas le projet PS
et d'ailleurs pourquoi le PS ?
pourquoi un parti qui ne représente "que" 1/2 voir 1/3 des voix de gauche aurait le droit de se présenter seul ?
ou alors il faut des primaires
mais des vrais , populaires
et qui aboutissent à une équipe uni (et plurielle amenant la parole à tous) et non un programme ps légèrement verdi et rougi...
C'est bien beau de dire que le 1er tour d'une présidentielle sert à "se compter", mais ce serait pas mieux de le faire à des législatives à la proportionnelle, plutot que de risquer un nouveau 21 avril ?
Quel intérêt d'avoir un porteur d'un programme vert 200% à la présidentielle, sans aucune chance d'être élu ? Je préfère un programme PS légérement verdi...
Le seul interêt d'une candidature verte, et j'ose espérer que c'est le calcul que fait Voynet, c'est d'avoir Dominique inclue dans les sondages, et, si possible, d'avoir un bon chiffre (à ces sondages).
Ce bon chiffre pourrait servir à négocier un désistemment avec le candidat PS en position de 'force' (tout est relatif), c'est à dire essentiellement un accord programatique sur la proportionnelle aux législatives !
Dis-moi âne, depuis quand on fait une politique à partir des sondages ? Que ne serait-on pas conspuer, et à raison, si on annonçait qu'aux vues des bons sondages dont nous étions crédités on renonçait à la présidentielle pour un désistement dès le premier tour ! Sans compter les frais engagés (oui, je suis terre à terre).
L'intérêt d'une candidature verte, c'est d'exister en tant que force autonome dans le champ politique français, malgré la personnalisation et la bipolarisation provoquée par la présidentielle.
Ô sondages, n'en parler, jamais, y penser, toujours !
(pour l'hypocrisie, voir le précédent sketch vert Lipietz / Mamère).
Et plutot que "d'exister" dans les médias (pendant 2 semaines, avant la présidentielle avec de beaux spots télé vite oubliés), pourquoi ne pas prendre l'année qui reste pour négocier un bel accord de gouvernement avec le PS ?
Non, on va plutôt s'échiner à bien montrer que les verts n'ont RIEN à voir avec le PS (le jeu de la présidentielle), pour, après l'election, bricoler un accord vite fait en 1 semaine pour les legislatives qui suivent ! Nul !
Allez, au risque de faire mon communiste de service... :-)
Je soutiens avec force ce que dit Antoine sur l'élection présidentielle de 2002. Il est important de ne pas se contenter d'une impression et de la lecture que les socialistes tentent de mettre en avant à leur profit : ça n'est pas la gauche "non socialiste" qui a fait chuter les socialistes en 2002. Reprenons les chiffres de 1995 en 2002 : en 1995, se présentent à gauche : Arlette (pour LO et la LCR), Hue, Voynet et Jospin. Arlette obtient 5.30, Hue 8.64, soit 13.94% pour la sphère communiste. Voynet obtient 3.32%, Jospin obtient 23.30%. En 2002, se présentent à gauche :
* Dans la sphère socialiste : Jospin, Chevènement et Taubira
* Dans la sphère communiste : Besancenot, Arlette, Hue et Gluckstein (PT)
* Noël Mamère (un cas à lui tout seul)
La sphère socialiste obtient : 16.18+5.33+2.32 = 23.83% (soit 0.53 point de plus que Jospin en 1995)
La sphère communiste obtient : 4.25+5.72+3.37+0.47 = 13.81% (soit 0.13 point de moins qu'en 1995)
Les Verts obtiennent 5.25% (soit 1.93 points de plus qu'en 2002).
Vu comme ça, le problème paraît évident : la division de la sphère socialiste au premier tour. Je pense qu'on peut l'attribuer à deux facteurs : (1) la politique économique et en matière d'immigration du gouvernement Jospin a ouvert un mécontentement dans l'électorat traditionnel de gauche, ce qui ouvre un espace politique au socialisme plus radical, de tradition républicaine (2) l'arrogance du Parti socialiste fait qu'ils refusent dès qu'ils ne sont pas dans une situation de faiblesse absolue la négociation d'un accord où il perdrait _quoi que ce soit_. Aujourd'hui encore, le PS, grisé par ses scores aux régionales et aux européennes, refuse de faire tout compromis pour éviter d'avoir une candidature au MRC et au PRG. Qui l'eut cru possible le 22 avril il y a quatre ans...
Pour Antoine, cette fois : le nombre d'adhérents du PCF est bel et bien communiqué, pour la dernière fois lors des votes préparatoires au 33è congrès (février) : 134 000 dont 99 281 cotisants. Par ailleurs, sur la proposition d'Yves Cochet : elle n'est pas neuve et c'est assez à la mode de par chez moi (Sciences Pipo^WPo). Ceci dit, c'est vraiment une rustine peu propre : on sait bien que d'un point de vue strictement démocratique l'élection uninominale à deux tours est la pire des élections, parce qu'elle conduit à du vote stratégique ce qui : (1) fausse le rôle d'estimation des rapports de force qu'ont, de fait, les élections (2) amène souvent un candidat à être élu alors qu'il aurait perdu contre un adversaire éliminé au premier tour (beaucoup affirment que ça aurait été le cas en 2002, et cela se défend). Je ne vois pas pourquoi on s'échine à (1) garder ce vote qui n'était là que pour garantir à De Gaulle une légitimité suffisante à mon mode d'exercice du pouvoir, dont nous ne voudrons plus aujourd'hui (2) lui donner autant d'importance en le plaçant avant les législatives (enfin, pour l'UMP c'est logique puisqu'ils adorent la personnalisation, mais pour le PS...). Quitte à faire une réforme sur ce système, je ne crois pas qu'elle doit être à la marge : le système des coalitions à l'Italienne, qui se rapproche en partie de la proposition de Cochet (à la différence majeure que les élections législatives italiennes sont à la proportionnelle), entraîne aussi une bipolarisation de la vie politique qui est rarement bonne pour les partis « mino », comme les Verts (ou le PCF).
Pour âne : on ne bricole pas un accord électoral dans un bar en deux nuits entre les présidentielles et les législatives. Il s'agit d'un long processus, plus ou moins ouvert ou bureaucratique selon les partis, qui est d'ores et déjà en train de s'engager si ce n'est déjà engagé, là où il doit avoir lieu. Et les accords des législatives sont habituellement conclus au début de l'année des élections au plus tard (évidemment, il peut y avoir des rajustements à la marge ou très exceptionnellement substantiels entre les deux élections).
J'ai été long, je m'en excuse.