On compare souvent les Verts français avec leurs homologues allemands, les Grünen. la comparaison se fait systématiquement sur le ton "si vous étiez comme les Verts allemands, ça serait bien...". Une phrase, au détour d'un article du Monde sur les élections régionales, m'a rappelé ces réflexions à deux balles :

Les Verts ne participent actuellement à aucun gouvernement dans aucun des seize Länder.

Je rappelle que les Verts ont des conseillers dans les coalitions de majorité de 19 régions, ce qui permet d'appliquer au niveau régional des parties du programme écolo (transport, agriculture...). Serions-nous donc plus efficaces que nos cousins allemands ? Bien sûr que non, mais l'inverse n'est pas vrai non plus. Les situations nationales sont différentes également. 40 000 adhérents pour les Grünen, un peu moins de 10 000 désormais pour les Verts, mais un million pour SPD tandis que le PS estime colossal ses 200 000 adhérents.

Je mets ça en relation avec le billet d'alexei : "Et si pour eux c’était Clémentine ?"

Dans le petit monde de la gauche « radicalo-anti-libérale » c’est la multiplication de candidats « unitaires » qui deviennent très rapidement unitaires chacun dans leur coin. Certains s’inscrivent dans une démarche non-partisane comme « l’unitaire tout seul » (© Bix) appuyé par des « milliers de collectifs », d’autres, au contraire, font marcher les appareils des partis comme Buffet ou Besancenot. Bien évidemment chacun s’estime être le plus légitime et le plus représentatif pour rassembler le peuple radical dont on voit même pas les contours et encore moins le contenu, d’ailleurs s’ils ont décidé d’organiser des primaires on ne sait toujours pas qui aura le droit d’y voter. Et vous dites que c’est le bordel chez les Verts….