Hier, avec mon trésorier fédéral préféré, je suis allé près d'Amiens à la fête de l'écologie politique organisée par les Jeunes Verts d'Amiens. J'ai appris des trucs de ouf, jugez plutôt :

  • Pour les chauffes-eau solaires. L'eau qui circule dans les panneaux n'est pas la même que celle qui sort à la douche, puisqu'il s'agit d'un circuit fermé. Il faut en effet mettre du glycol comme antigel et il n'est pas dit que l'eau qui serait passée dans un tel circuit serait potable. L'eau sanitaire ou du chauffage est donc chauffée dans des réservoirs de 600 litres, par simple échange thermique. Évidemment, une fois expliqué, cela parait évident, mais bon.
  • Les murs en paille. Un ancien bâtiment est actuellement transformé en pavillons. Les murs seront des murs de paille et de terre. Ces matériaux sont en fait très fiables et très sûrs : la paille compressée brûle mal et très lentement, son isolation est efficace, enfin c'est un matériau qui respire et restitue chaleur ou fraîcheur en fonction de la météo.

J'ai ensuite assisté à l'atelier sur le revenu universel, où Arnaud Caron apportait la contradiction à Yves Cochet, sans pour autant nier l'intérêt d'un tel revenu. Je reste perplexe face à Cochet qui manie les milliards d'euros comme je manie mes pièces de 10 cents, autant de milliards balancés censés nous prouver la faisabilité d'un tel revenu (650 euros par mois pour les majeurs, 150 euros pour les mineurs). Même si j'ai tendance à soutenir une telle idée, avec toutes les précautions d'usage (c'est-à-dire que ce revenu d'existence ne doit pas être une excuse pour supprimer toutes les autres prestations sociales), à l'heure où la demande est "emploi", "pouvoir d'achat", je crains que la réponse "revenu d'existence" ne trouve pas d'interlocuteur.