Il y allait pour les collectifs unitaires, puis non. Puis finalement si, il a été candidat au dernier moment, ne réunissant les 500 parrainages nécessaires que par miracle.

On a eu ensuite droit à une campagne bien démago, dont deux éléments récents parachèvent le tout, montrant bien la déliquescence d'une certaine gauche qui se la joue radicale-donneuse-de-leçon : Karl Zéro dans les clips officiels, Nicolas Hulot premier ministre.

La présence d'un animateur télé dans un clip de campagne, pourquoi pas. Mais quand on se décrète porteur d'un changement, d'un souffle nouveau, on évite ces paillettes. Si encore Karl Zéro était un journaliste engagé, porteur d'idées et de valeurs clairement identifiées, ça paraitrait logique. Mais je n'ai pas souvenir qu'à part une dénonciation de Chirac, une manipulation dans une affaire judiciaire et un documentaire sur Royal et Sarkozy il y ait eu grand chose.

Sur Hulot ensuite. Ah ! que n'a-t-on pas entendu quand José Bové a refusé de venir à Coutances, chez les Verts, pour débattre avec Hulot, Lepage, Pocrain et Voynet ! Il était invité, comme tous les autres, à la plénière de clôture des journées d'été. Il n'est pas venu sosu prétexte qu'il ne parle pas à l'écologie de droite libérale, représentée par Hulot et Lepage. Soudain, aujourd'hui, Nicolas Hulot devient fréquentable et José Bové se prend déjà pour le président de la république, dans une conception toute bonapartiste du pouvoir : "C'est comme cela que les choses se passent. On téléphone au Premier ministre, on lui dit: 'est-ce que tu veux être Premier ministre?' Il vous répond oui, il vous répond non". Où sont les partis politiques dans l'histoire ? La politique, une affaire d'hommes ?