Politique et LL, le blog de Bix

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jeudi 31 mai 2007

Jean Calvet et les transfuges

C'est quand même incroyable ce besoin irascible d'être candidat, envers et contre tout.

Prenons un exemple local, Jean Calvet. Élu conseiller général en 2004, sous l'étiquette Verts-PS, il est réélu avec la même étiquette un an et demi plus tard en raison du recours fallacieux de la droite. Verts et socialistes, même des militants de la LCR, se sont mobilisés pour sa réélection, garante de la majorité de gauche au Conseil général de Seine-et-Marne. Les gens qui ont voté et milité pour lui l'ont donc fait dans le soucis de permettre à la gauche de conserver la majorité dans le département.

Il y a quelques mois, les Verts sont entrés dans le processus de désignation de leurs candidats aux législatives. Nous nous sommes réunis, militants de la 8e circonscription de Seine-et-Marne, et nous avons voté. Antoine a gagné aux deux tiers des voix contre Jean Calvet. Sans appel.

Or, aujourd'hui, Jean Calvet est candidat pour le Mouvement démocrte de François Bayrou. Oh, bien sûr, son passage des Verts au MD n'est pas trop différent des passages du PS à Génération écologie puis aux Verts. Comme pour les autres transfuges, quels que soient les partis de départ et d'arrivée, les arguments avancés sont d'ordre idéologique et politique. Hélas, c'est bien souvent bassement plus politicien. La plupart des Verts qui partent au MoDem sont des personnes qui n'ont pas été désignées candidates aux prochaines législatives ou municipales. Tout comme Jean Calvet, ces personnes sont souvent déjà élues, sur un programme Vert ; ça ne les empêche de rejoindre en cours de route un autre parti aux objectifs rarement similaires, sinon dans les grandes lignes.

On est donc bien loin de la "saignée" évoquée par Sylvia Zappi, journaliste qui fait d'ailleurs toujours preuve d'un étonnant sens de la mesure lorsque il s'agit de parler des Verts. Surtout que ce sont rarement, pour l'instant, des militants qui partent, mais des personnes chez qui la posture remplaçait parfois l'action. On voit d'ailleurs que beaucoup de transfuges sont candidats d'office, parfois au détriment d'une militante sincère.

Je trouve que ces personnes qui quittent le parti écolo dans ces conditions ne se grandissent pas, pas plus que le parti de Bayrou ne sort grandi de ce débauchage à grande échelle et de coups de fil demandant un ralliement fracassant, y compris à des salariés du siège ! C'est vrai, nous sommes, les Verts, responsables de notre propre faiblesse politique et structurelle, mais nous ne sommes pas responsables de la faiblesse des convictions des personnes qui nous quittent. Ces personnes critiquent l'absence de réforme interne chez les Verts, que n'ont-elles vraiment lutté pour au lieu de se contenter des petits jeux de courants pendant ces nombreuses années !

Allez, je suis écœuré. Quand les egos et les petits ambitions prennent à ce point le pas sur les logiques collectives, je suis sonné et les mots me manquent. Quand on poignarde à ce point le parti grâce auquel on est élu, comme Calvet, Bennahmias ou Auffray, je reste sans voix.

Du vrac écolo

Je n'en dormais plus la nuit, mais ça va aller mieux : j'ai compensé mon carbone émis lors du Paris-Berlin aller-retour du week-end de l'Ascension. 0,52 tonnes de CO2, soit 13 euros. On pourrait dire que c'est peu cher payé la bonne conscience, néanmoins, ça permet de financer des projets écolos intéressants dans les pays dits "en développement", ça vaut toujours mieux que de brûler du kérozène en chiant à la gueule des générations futures (qui parfois sont déjà nées, d'ailleurs).

4 poubelles berlinoisesJustement, en parlant de Berlin, voici quatre poubelles prises en photo dans le réseau ferré urbain. Quatre poubelles pour faire le tri. Vous trouvez que ça prend de la place ? Détrompez-vous et regardez mieux... Hé oui, ce sont les déchets qui prennent de la place. Comme je l'écris sur Ecopolit : on crève sous nos déchets.
Je profite de l'occasion pour vous dire que les articles écolos que j'écrirai dorénavant seront sur Ecopolit, plus ici. Ici, c'est de la politique politicienne et du témoignage personnel.

Anne-So a fait un truc formidable que j'ai déjà installé et que je conseille à tout le monde : la barre d'outils Écolo-infos, pour Firefox et IE. Plus d'explications dans ce billet : "J’ai donc regroupé en une barre de recherche, les sites institutionnels et d’actualité sur le sujet, les blogs écolos, les sites d’associations environnementales, les liens vers les boutiques en ligne permettant d’être des consommateurs avertis"...

Hourra, le grand retour bloguesque de Mickaël, génial car il est en grande forme avec 3 billets en 1 jour : Retour again, La morale de Sarkozy et La PS, la gauche et Sarkozy (revue de blogs). J'en redemande !

Le pire serait de rejouer l'après 2002, la gauche qui ne bouge pas, n'entend rien et attend. Ce pays a visiblement envie que ça bouge, même s'il a choisi la mauvaise direction. A la gauche - et en particulier aux écolos - de se montrer à la hauteur de cette attente. Comme Franck, je suis persuadé que ça ne se fera pas par la pavlovienne répétition des vieux slogans. Mieux : je suis convaincu, c'est ma seule certitude, que les cinq années qui viennent vont être - si nous savons y faire - passionnantes. Politiquement et intellectuellement. Parce que tout est à repenser, à reconstruire, même si le mot est déjà, trop vite, galvaudé. J'y reviendrai bientôt.

Pacte du logiciel libreCe n'est pas écolo (quoique...) mais je viens également d'adhérer à l'April, pour les aider à atteindre leur objectif de 1500 adhérents. Parce qu'une association nationale et fédératrice de défense du logiciel libre, c'est bien et utile, l'April l'a déjà prouvé lors du vote à l'Assemblée sur la loi DADVSI. Si pour vous le logiciel libre est important, faites de même. Si vous êtes candidat aux législatives, vous pouvez même signer le pacte du logiciel libre.

lundi 28 mai 2007

Sous surveillance

Vous savez quoi ? Il n'a jamais été aussi agréable de me servir de mon téléphone mobile depuis de nombreux mois. Mes communications ne se coupent plus de manière intempestive. Je suis sûr de tomber sur la bonne personne quand je compose un numéro. C'est toujours une vraie personne qui décroche et jamais une espèce de "néant" silencieux.

La fin de ces problèmes date à peu près du 23 avril, lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. Coïncidence ? Avant de travailler pour Dominique Voynet, jamais je n'avais eu autant de problème avec mon téléphone et ma ligne. J'ai le même opérateur bayrouiste depuis 7 ans.

Deux anecdotes.

En décembre ou janvier, Je veux appeler ma copine qui se trouve à ce moment-là à Nantes. Une bonne dizaine de tentatives ont été nécessaires pour pouvoir la joindre. En effet, je suis tombé successivement sur des gens qui décrochaient leur téléphone, parlaient mais ne m'entendaient pas, j'ai intercepté une conversation dans laquelle les deux correspondants ne m'ententaient pas, quand j'arrivais à joindre Cécile, je l'entendais, sans que ça soit réciproque. Je fais une pause pour me calmer les nerfs et reçois un SMS d'alerte qui m'informe d'un message sur ma boîte vocale. Je tombe hélas sur la boîte vocale de quelqu'un d'autre qui me propose de laisser un message.

Débus mars, j'attends mon TGV à Lyon pour rentrer chez moi. J'ai du temps à tuer et en profite pour appeler Alexei. Nous parlons, de tout et de rien (beaucoup politique bien sûr). Soudain, à la fin d'une phrase, un bruit. Un bruit qui rappelle une bande magnétique sur un dictaphone, quand on lui fait répéter trois ou quatre fois la même syllabes.

Non, je ne suis pas parano mais l'article du Figaro signalé par Laurent m'a rappelé que suite à l'affaire Bruno Rebelle et sa fiche des RG, un officier des cette police politique avait lâché que tous les collaborateurs des candidats étaient fichés. Il n'y a pas de raison que l'équipe Voynet ait fait exception.

Vous savez ce qui est le plus flippant dans tout ça ? C'est qu'en fin de compte on s'y habitue.

samedi 26 mai 2007

Verts tchèques de droite (?)

C'est une question récurente, pourquoi les Verts sont-ils de gauche ? J'en ai parlé récemment, pour expliquer pourquoi l'écologie était plus encline à pencher à gauche qu'à pencher à droite. La première explication à donner est que l'écologie n'est pas réductible à la seule protection de l'environnement et des espaces naturels.

En République Tchèque, les Verts ont fait le choix aux dernières élections de participer à une coalition de centre droit. C'est un choix. On peut pousser des cris scandalisés et casser des chaises en dénonçant ces traitres à la cause. Pourtant l'expérience est intéressante car elle capote aujourd'hui. En effet, les Verts se heurtent aux fondements de la classe conservatrice tchèque, à savoir une frilosité important à l'égard de l'Union européenne par exemple et des positions anti-écolo.

Voilà, c'est une des démonstrations que la droite et l'écologie sont en général incompatibles, si on parle bien de l'écologie comme d'un projet de société et non comme une thématique précise. Il n'est pas dit que les socialistes tchèques soient fréquentables non plus, je connais trop mal les réalités politiques de l'Est pour me prononcer, mais on sait en tout cas qu'avec la droite c'est quasiment mission impossible.

Plus de détail en surfant sur la Vague verte.

vendredi 25 mai 2007

De la voiture propre, sur Ecopolit

L'infatigable Alexei a décidé de laisser tomber son blog perso pour le projet collectif Ecopolit, un blog collectif sur l'écologie politique. Une fois qu'il l'a ouvert, il a invité plusieurs blogueurs à participer. J'ai écrit un texte sur la voiture dite "propre". Trop long pour ce blog, j'en fais don à Ecopolit, pour marquer le début de ma participation à ce projet qu'il est beau.

Pour vous mettre en apétit, je vous livre les paragraphes qui parlent des agrocarburants. Ce sujet est en effet une des fausses idées écolos qui a le don de me mettre en colère.

Les agrocarburants (extrait de De la voiture propre)

Voilà la démonstration ultime que la recherche absolue d'un substitut au pétrole, sans reconsidérer la prédominance de la voiture individuelle, fait proférer des idioties et préparer de sombres avenirs pour la qualité de l'eau, des sols et de l'air, ainsi que la mort de forêts et un danger pour la biodiversité.

C'est un peu une caricature. La voiture utilise quasiment tout l'espace dédié aux déplacements dans les villes, elle est obligatoire en campagne. Désormais, il va falloir s'habituer à ce qu'elle occupe même les champs, puisque ce sera ce qui y pousse qui les fera rouler. La terre doit-elle nourir les hommes ou les voitures ? Cette question peut avoir des relents passéistes, mais il n'empêche que la question se pose : les tonnes de céréales ou de betteraves à carburants ne pourront toutes se faire en France ou en Europe, à moins d'abandonner toute idée de culture en champs des légumes et céréales que nous mangeons ou dont nous nourissons notre bétail. Ce carburant agricole, il faudra donc l'importer, et ce en masse.

L'exportation se fera depuis des pays comme le Brésil, l'Afrique du Sud, d'autres qui pourraient se lancer dans cette nouvelle filière prometteuse. Les pays du Sud devront-ils alors choisir de crever de faim pour cultiver de quoi faire rouler nos bagnoles, tandis qu'on les nourira de nos poulets sur-subventionnés à l'exportation ? Si on continue à autant rouler en voiture et que l'on choisit la solution des agrocarburants, on peut alors dire adieu à la forêt amazonienne et à pas mal d'autres forêts primaires de part le monde. Les agrocarburants sont l'aboutissement ultime de la destruction environnementale par les voitures : sols pollués par la surexploitation agricole (engrais à outrance, pesticides, OGM), forêts défrichées pour faire de nouvelles terres arables, populations sans possibilité de nourriture autre que celle importée depuis le Nord. Est-ce une évolution souhaitable ?

jeudi 24 mai 2007

Candidats potes

Les Verts sont un petit parti, vous le savez déjà. Dans la liste des candidats aux législatives, j'en connais évidemment quelques un-e-s. Je cafte.

Il va de soit que je leur souhaite à toutes et tous bonne chance et un score le meilleur possible !

Vertes Assédic

Aujourd'hui, rendez-vous avec les Assédic pour devenir officiellement demandeur d'emploi. Après le visionnage d'un film hallucinant qui explique ce qu'est le parcours d'un demandeur d'emploi (le mot "chômage" n'est pas prononcé), un film qu'on dirait sorti, dans le concept, des années 80 (il date pourtant de 2006), on entre dans un bureau avec un agent qui prend en compte la demande et donne un dossier.

L'homme me demande le nom de mon dernier employeur. Je lui réponds. Il trouve ça bien et... je suis tombé sur un électeur de Voynet. Énorme. Résultat, on a plus parlé d'écologie et de la situation des Verts que de mon statut. Cela dit, à part savoir quelle somme je vais toucher et pendant combien de temps, peu de choses étaient en jeu.

lundi 21 mai 2007

Nicolas Sarkozy a uriné

Paris, 22 mai 2007, AFP

Le président Nicolas Sarkozy, d'après des proches, serait allé uriner aujourd'hui entre 13h15 et 13h40, selon les sources. Les spéculations sur l'heure alimentent la polémique, car il semblerait que M. Sarkozy ait interrompu son repas pour aller se soulager. M. Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, dénonce "un manque évident de savoir vivre" et s'interroge sur les "collusions qui existeraient avec Jacob Delafon", qui est un vieil ami du président de la République. Olivier Besancenot surenchérit : "on a là un président qui n'hésite pas à se lever pour aller pisser en plein repas, c'est scandaleux !"

Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'identité nationale et de la coopération, dément tout manque de politesse : "M. Sarkozy a demandé la permission à l'assistance et s'est excusé à deux reprises. Un président n'aurait pas le droit d'aller se soulager 3 mn, comme tout le monde ? Soyons sérieux."

À cette heure, l'Élysée n'a pas encore réagi à la polémique. Joint par nos équipes, M. Guéant n'a lancé qu'un laconique "pas de commentaire".

as vs

Ich bin ein Berliner

Me voilà rentré de Berlin, après quatre jours bien remplis de visites, balades et retrouvailles. Deux heures de queue pour admirer la coupole du Reichstag, c'est long mais c'est bon, surtout s'il fait un temps ensoleillé. Vue magnifique depuis le toit du Parlement, sur une ville en chantier permanent, encore balaffrée par le guerre et la séparation due au Mur.

Rues immensément larges, grands trottoirs partagés entre piétons et vélos, tramways, métro (cher), des musées impressionant. Je n'ai hélas eu le temps que de voir la Gemäldegalerie, avec des pèces fabuleuses dont un Bruegel incroyable avec plus de 110 proverbes mis en scène (La Folie du monde), plusieurs Rembrandt dont un autoportrait, des retables médiévaux fabuleux ainsi qu'un très beau Vermeer qui m'a beaucoup ému, sans doute à cause de l'attitude de la jeune fille.

Sinon, opéra au Staatsoper sur Unter den Linden (l'avenue majeure de Berlin, son nom signifie "sous les tilleuls"). Nous y avons vu, pour 12 euros, une représentation de La Force du destin à la mise en scène assez moderne et déroutante (il y eut même quelques sifflets et huées !). Un opéra italien surtitré en allemand, autant dire que je n'ai pas compris grand chose. Merci Wikipédia pour le résumé.

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette ville assez déroutante, où l'on sent qu'il y a de la place (les loyers sont dérisoires par rapport à Paris), où les parcs boisés sont immenses et en plein centre-ville, où les restaurants ont comme prix moyen le prix plancher parisien (à savoir 12 euros), où le café est décidément dégeulasse (j'ai renoncé après deux tentatives), où l'on voue un culte à Knut, ourson blanc du zoo berlinois, pendant polaire à l'ours présent sur le drapeau de la ville.

Je ne sais pas si c'est la devise de la ville, mais cette phrase m'a plu : Einheit in Freiheit ; L'unité dans la liberté. Elle est écrite en mosaïque sur la trottoir devant Check Point Charlie, dont le musée conte l'histoire du Mur, mais aussi les évènements du 17 juin 1953, quand des centaines de milliers de Berlinois de l'Est et de l'Ouest se sont élevés contre la partition de la ville et du pays (ainsi que dans plusieurs villes de la RDA). La Réunification devait se faire 37 ans plus tard...

mercredi 16 mai 2007

Ascension à Berlin

Ce soir, je m'envole pour Berlin, où je passerai 4 jours. J'en profiterai pour saluer une amie polyglotte et plus-européenne-qu'elle-tu-meurs.

Pour les amis, je garde mon portable, les autres peuvent toujours m'écrire. Je mets les commentaires en modération, je doute avoir l'envie et le temps de bloguer depuis la capitale allemande.

À bientôt !

mardi 15 mai 2007

Les Verts sont utiles et pas morts !

Comme le dit Alexei, non, nous ne sommes pas morts. Christophe Barbier parle pourtant de crépuscule des Verts (notez le superbe sens de la formule !), au motif qu'on aurait refusé la "main tendue" des socialistes. Quelle bande d'ingrats nous sommes, vraiment !

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lundi 14 mai 2007

Pas d'accord

Et voilà, les Verts ont refusé hier l'accord législatif avec le Parti socialiste. Les 14 circonscriptions réservées ne suffisaient pas, nous en demandions 20 ce qui, avouons-le, n'était pas insurmontable pour le PS. Il faut croire que si. Au cours des négociations pour cet accord, chaque parti partage des torts : les Verts pour avoir rompu les négos, le PS pour avoir tergiversé et joué constamment la montre.

De toute façon, entre 3 députés ou pas de député du tout[1], la différence est mince à part en terme de financement public. Rejeter l'accord est une façon de montrer que nous sommes un parti indépendant qui peut dire non à son partenaire principal. Le mode de scrutin nous oblige à passer des accords pour avoir des députés, ce n'est que partie remise pour 2007. Nous espérons d'ailleurs améliorer sensiblement le score de Dominique Voynet, ce qui ne devrait pas être dur vu le nombre incroyable de personnes qui nous ont dit vouloir voter Vert, mais le "vote utile, vous comprenez..."

Ce qui m'énerve le plus en fait, ce sont les propos de comptoir des journaux en ligne. C'est incroyable comme les mêmes qui nous reprochent d'être affiliés tout le temps au PS critiquent le fait qu'on ait pu faire la fine bouche. Oh, quoi ! vous voulez un parti écolo indépendant ou un supplétif aux socialistes ? Préférez-vous un parti qui sait dire non et aller au casse-pipe électoral pour défendre ses idées ou un parti qui se couche pour les postes ?

Notes

[1] Trois députés qu'on entend bien conserver, puisque le PS a promis de les laisser seuls dans leurs circonscriptions.

vendredi 11 mai 2007

En avant pour les législatives !

Sitôt la présidentielle terminée, il faut s'atteler à l'élection suivante : les législatives. Laissant mon parti à la négociation avec le PS pour quelques circonscriptions réservées, j'ai, nous avons, commencé la campagne pour Antoine Parodi, candidat Vert pour la 8e circonscription de Seine-et-Marne.

En plus des traditionnelles diffusions de tracts et boîtages, nous prévoyons quelques actions. La campagne est également rythmée par une série de conférences sur le réchauffement climatique menées par Antoine. Deux ont déjà eu lieu, à Montévrain et à Roissy-en-Brie. Il en reste quatre dont voici le calendrier (susceptible de modifications) :

  • Bussy-St-Georges, lundi 14 mai, 20h00, en mairie
  • Champs-sur-Marne, jeudi 24 mai, 20h00, lieu à confirmer
  • Torcy, mercredi 30 juin, 20h00, au LCR Jules Raimu
  • Noisiel, jeudi 7 juin, 20h00, LCR Buisson Saint-Antoine

Vous y êtes évidemment les bienvenus.

mercredi 9 mai 2007

Travailler plus ?

Arnaud Caron, vice-président de la région Picardie, explique plutôt bien en quoi l'escapade maltaise de Sarkozy pose problème.

Arrêtons de tourner autour du pot : quand il sera en exercice, comment voulez-vous que Sarkozy refuse quoi que ce soit à Bolloré ? Si l'affaire de l'appartement de Neuilly pouvait paraître rocambolesque (du niveau d'un vulgaire Balkany ou Mancel), ici, on est à un autre niveau. Comme dans l'affaire des appartements, le contribuable paiera 5, 10 ou 100 fois plus en retour. A moins qu'il n'ait déjà payé, d'une manière ou d'une autre…

Cyril Di Meo, d'Aix-en-Provence, nous prouve par l'exemple que travailler plus, c'est gagner plus !

Ainsi sortant de la fac à presque 20 h..je suis tombé sur un billet de 10€. Et après ça certains oseront dire que Nicolas ne tient pas ses paroles.

Marie nous sort un petit texte bien tourné dont elle a le secret, sur sa soirée électorale irlandaise, avec une pensée pour la suite.

Les Français ont choisi la droite dans sa forme la plus dure, autoritaire et décomplexée. Ils l'ont dit haut et fort dans les urnes et la bataille acharnée de la gauche n'a pas suffit à renverser cette tendance. C'est donc la droite qu'ils auront pendant 5 ans. Rien ne sert de manifester ou de montrer sa colère. La démocratie a parlé, la démocratie a toujours raison. Sortir dans la rue est dérisoire. Et ne servira qu'à renforcer la politique de notre ancien ministre de l'Intérieur. L'on se fera gazer, encercler et l'on se retrouvera mêlé à des casseurs avec qui on ne partage rien.

Alexei connait bien la Russie et les oligarques, il nous dit ce qu'est une droite "décomplexée". C'est vrai que Sarkozy a des airs de nouveau riche. Non pas que je n'aime pas les riches ou les nouveaux riches, mais la croisière de trois jours, le jet privé, le vrai-faux secret du yacht de luxe à Malte alors qu'il était prévu que ça soit dans un monastère reclus, au calme... Comme le dit Arnaud Caron, ça promet.

lundi 7 mai 2007

Jour de vote

Hier, 6 mai 2007. Récit.

Réveil à 7h00. Les assesseurs doivent être présents un peu avant l'ouverture des bureaux, je m'y rends en vélo. Je suis petite main de la démocratie au tout neuf centre Léo Lagrange, dans le quartier du Mail. Des deux affiches placardées devant l'entrée, une seule est taguée, du blanc sur le visage et le nom barrée. Je vous laisse deviner laquelle.

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Recyclage post-électoral

Aux chiottes Sarkozy !

Je sais, c'est petit, c'est vil, mais ça fait du bien.

dimanche 6 mai 2007

Gueule de bois carabinée

53 %, le score est énorme. J'en ai la nausée. Je ne comprends pas qu'autant de Français puissent voter ainsi contre eux-mêmes... Bien sûr je peux me réjouir que la participation soit aussi forte, je peux me réjouir que les Français se soient emparé de cette élection, mais là, la boule dans la gorge est trop grosse. Ne me traitez pas d'anti-démocrate, je pense vraiment que des Français ont fait le mauvais choix. Mais c'est à nous d'expliquer les valeurs qui nous animent, à nous de démontrer que la solidarité, la générosité, le partage sont le plus important.

Sarkozy, c'est Berlusconi, c'est Aznar. L'Italie et l'Espagne ont fini par s'en débarasser, nous ferons de même, j'ai confiance. Mais il va falloir travailler, militer dur et réfléchir à ce cuisant échec. Les législatives et les municipales en ligne de mire, nous devons relever la gauche, l'écologie, le camp progressiste.

Et pourtant, j'ai fait tout ce que j'ai pu !

Le bon choix à faire

La prospective visible dans les deux vidéos ci-dessous est parfois un peu too much, les images parfois mal choisies, mais le fond est malheureusement affreusement crédible. Il est "amusant" de voir que les socialistes ont écrit les 6 premiers mois de Sarkozy dans leur Hebdo avec des points communs comme l'idée d'Air France 1 (sur le modèle d'Air Force One).

Pour la bonne bouche, la France, tu l'aimes ou tu la quittes !

Et parce qu'il faut bien rigoler !

samedi 5 mai 2007

Veille de (défaite - victoire). On verra.

C'est à pleurer, les derniers sondages donnent jusqu'à 10 points d'écart entre Sarkozy et Royal. Les Guignols d'hier mettaient sérieusement en doute leur crédibilité, mais on ne peut s'empêcher de penser que c'est plié.

Toutefois, j'irai voter demain et je ferai voter, puisque je tiens un bureau. Lever à 7h00 puis fermeture du bureau à 18h00, dépouillement tandis que les premiers sondages sortis des urnes tomberont par SMS dans ma poche. Ouille.

On peut espérer une surprise, un miracle même. Rendez-vous demain, on sera fixé et il sera alors temps de tirer le bilan de cet échec et de se préparer pour 5 années difficiles. On en reparle.

jeudi 3 mai 2007

De Charléty au débat, dynamique de victoire

J'étais à Charléty mardi 1er mai, j'étais également devant la télé pour regarder le débat "Sarko-Ségo" comme il était annoncé dans un nombre incroyable de cafés parisiens (comme les matches de foot, dément ce réflexe relativement récent de vivre collectivement les grands moment de télévision).

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mercredi 2 mai 2007

Je suis ministre

C'est avec beaucoup d'honneur et de fierté que j'ai appris par voix de presse ma nomination au gouvernement de la blogosphère. Je suis très heureux de rejoindre une équipe nouvelle, composée des forces vives de la blogosphère progressiste.

Permettez-moi toutefois d'émettre une réserve sur la répartition sexuelle des postes : seulement 3 femmes ! Je me joins aux critiques, portées notamment par Veuve tarquine qui a hélas démissionné sitôt sa nomination connue. Il eut été plus heureux de prévoir un minimum de parité : M. le Premier ministre, un peu de participatif serait le bienvenu !

J'annonce également qu'en raison d'un dîner semi-professionnel ce soir, je ne pourrai être présent au premier Conseil des ministres.

mardi 1 mai 2007

Justes comparaisons

Non, Sarkozy n'est pas Le Pen. Non, Sarkozy n'est pas Hitler. Sarkozy n'a pas d'idéologie d'élimination définitive et massive d'une partie de la population humaine, il n'est pas raciste mais veut frapper les pauvres, ce qui est tout à fait différent. Bien sûr, on peut s'amuser à se faire peur et comparer la France de 2007 à l'Allemagne de 1933, en disant qu'Hitler a bien été élu démocratiquement[1] et qu'on s'apprête à faire de même avec Sarkozy. Mais ce serait se tromper de combat, de cible.

Une comparaison plus juste est celle qui est faite avec Berlusconi. On y voit des points communs dans le verrouillage des médias, le copinage permanent avec eux et le mépris des règles de la justice au profit de la police, quand ça arrange bien, ainsi qu'une haine vicérale des intellectuels.

Cela dit, les récents propos du candidat de l'UMP sur Mai 68 montre qu'on peut le comparer à un autre personnage politique. Je veux parler de Richard Nixon Ronald Reagan. Car oui, Sarkozy veut faire en France la révolution conservatrice des États-Unis, avec 25 ans de retard. Je ne suis pas particulièrement fan de la période soixante-huitarde, surtout quand on voit ce que certains meneurs sont devenus, ex maos ou ex stals passés au grand capital tant haï 15 auparavant. Pourtant, on ne peut nier la somme de libertés individuelles apportées par cette période.

Liberté sexuelle, droit à disposer de son corps pour les femmes (contraception et IVG) plus les nouveaux droits sociaux acquis après les accords de Grenelle. Sans parler du vent de liberté qui a suivi, cette fameuse parenthèse enchantée avant l'arrivée du sida et la fin (définitive ?) de l'insouciance... Revenir là-dessus ? Ronald Reagan est le président qui a licencié les aiguilleurs du ciel après une grève. On veut pareil en France ?

Allez, je file au concert de la scène française dynamique, à Charlety. Oui, pour moi aussi c'est elle.

Notes

[1] Ce qui est absolument faux, le NSDAP a recueilli 31 % des voix en 1933, Hitler est ensuite nommé Chancellier avec le soutien de la droite, en face les communistes et les socio-démocrates sont déchirés. Hitler est arrivé au pouvoir démocratiquement mais n'a jamais été élu.