Ainsi, contrairement à ce que j'annonçais sur Écopolit, c'est bien Jean-Louis Borloo qui remplace Alain Juppé à la tête du grand ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Il reçoit les renforts de Dominique Bussereau aux transports et de Nathalie Kosciuscko-Morizet à l'écologie, tous deux secrétaires d'État.

À part un rapide flirt avec Génération Écologie à sa fondation, Jean-Louis Borloo n'est pas ce qu'on pourrait appeler un écologiste convaincu (ni convaincant d'ailleurs). On ne peut pas non plus lui attribuer l'expérience et la réputation de travailleur d'Alain Juppé, ni la stature. Alors, à quoi rime cette nomination ?

Ceux qui s'étaient mis à croire à la prise en compte sérieuse des problématiques écologiques vont hélas en être pour leurs frais : Jean-Louis Borloo est puni. On le prive de ses domaines de "compétences" que sont l'emploi et la solidarité. On se retrouve donc avec à la tête de ce qui était censé être la priorité absolue du président Sarkozy un incompétent, puni. Le Grenelle de l'environnement ne s'annonçait déjà pas extraordinaire, mais là on va toucher le fond.