Comme je vous l'ai annoncé il n'y a pas trop longtemps, je suis allé jeudi 13 à l'université d'été du WWF. C'était la première édition de cette tradition de la rentrée française pour la "grande" ONG environnementale. Il est temps pour moi de me mettre à écrire comme promis sur Ecopolit, même si je ne sais pas par où commencer.

Quoi qu'il en soit, les ateliers étaient plutôt de qualité et la plénière à laquelle j'ai assistée, sur l'habitat vert (quartiers One Planet Living, tours hypergreen...), était très intéressante. Je développerai sur Écopolit.

Un truc m'a gonflé sévère toutefois, durant cette journée. Au petit matin (un peu avant 10h00), Daniel Richard, président du WWF France, parle d'écologie et de ce que revendique l'ONG en écologie et plus largement pour le monde : démocratie, paix, sortie du nucléaire, énergies renouvelables, etc. Ne cherchez pas plus loin, c'est le programme des Verts, mots pour mots, et j'en étais ravi. Par contre, il évoque ensuite le projet REACH, voté l'année dernière par le Parlement européen. Sauf qu'à l'entendre, on ne devait cette directive qu'aux ONG européennes. Pas un mot, je dis bien pas un seul mot, pour les députés. Ce n'est pas une formule de style, le mot "député" n'a pas été prononcé. Personne ne nie l'importance du lobby des ONG écolos pour ce dossier, mais sans le relais de députés conscientisés et motivés, ça aurait été bien inutile.

Cette négation de la politique a continué ensuite dans les ateliers, pour les présentations des intervenants. Ainsi, André Cicolella n'était plus président de la commission santé des Verts, Pascale Le Néouannic n'était plus conseillère régionale socialiste en Île-de-France. Un intervenant sur l'habitat (j'ai oublié lequel) a été "directeur de cabinet d'un Premier ministre", on ne saura jamais lequel. Un peu énervant tout de même, comme si la politique était sale. À croire que le WWF a peur de la politique au point de la nier dans son action au quotidien. Pourtant, je connais peu de politiques qui nieraient l'apport des associations aux plus gros dossiers actuels de protection de l'environnement, de santé publique, etc.