Du vrac écolo
Par Adrien le jeudi, octobre 11 2007, 19:24 - politique - Lien permanent
Paradoxalement, j'ai du temps pour écrire mais je manque d'inspiration. Comme j'aime le dire, la flemme attise la flemme et je n'ai jamais eu autant l'envie d'écrire que quand je manque de temps pour en parler. De manière plus générale je sens parfois comme une lassitude du blog, avec en fait l'envie de changer, de dépossiérer...
Mais j'ai assez parlé d'états d'âme. L'intérêt des blogs, c'est que d'autres écrivent parfois ce que vous auriez envie d'écrire, vous n'avez ensuite plus qu'à faire un lien. Je vous offre donc un tour chez mes petits chouchous de la blogosphère verte (les autres aussi je vous aime bien, vous inquiétez pas !).
L'humour corrosif d'Antoine peut faire des ravages : L'écologie et le pays de Oui-Oui seraient deux mondes séparés, sans blague ?!
Face au plus grand défi auquel l'humanité doit faire face, on répond par la mise en place d'étiquettes dans les supermarchés, et d'incitations qui touchent uniquement ceux qui sont déjà convaincus. Un peu comme Nicolas Hulot qui parlaient de cette grande avancée écologique qui est de fermer le robinet d'eau en se lavant les dents.
En faisant celà, on ment aux citoyens et aux entreprises. On leur promet que l'écologie consiste à ne surtout rien changer ou presque, à aménager à la marge. Le problème, c'est que si on veut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 50% d'ici 2050, comme l'a évoqué le président Sarkozy, ce n'est pas avec des incitations que l'on va y arriver.
Mickaël, tout nouvel assistant parlementaire de Dominique Voynet, écrit sur la mauvaise foi d'un reportage diffusé sur France 2, dont le sujet était les OGM. Comme d'habitude :
Assez classiquement, le reportage désignait les camps en ces termes : la rigueur et la raison chez les agriculteurs pro-OGM, la religiosité et l'irrationnel chez ceux qui s'y opposent. Je pense à ces deux minutes caricaturales où l'on découvre deux braves paysans filmés en péquenots, avé l'accent du coin, et dont on ne conserve de ce qu'ils auront dit que ce qui vérifie la thèse du reportage : les ploucs sont des ploucs, sauf s'ils prennent le train de la modernité...
Quand je suis allé en Croatie, je m'étais rendu compte que Tito était le modèle de la gauche antistalinienne de l'époque. Navré, je m'étais dit : "décidément, les modèles de la gauche française ont rarement été des démocraties..." Ca change finalement assez peu actuellement puisque la démocratie virile de Chavez est glorifiée par la LCR et le Monde diplo.
En ces temps de retour sur la mort d'Ernesto Guevara, Franck rappelle tout de même la propagande trotskiste qu'il y a actuellement autour du "Che" :
A Cuba, Guevara a été chargé de la répression. Il a appliqué a peine de mort à la chaine. Au ministère de l'industrie, il a imposé une industrialisation à outrance, contre toutes les évidences économiques. Chantre de l'antiaméricanisme, il a regretté que les missiles nucléaires soviétiques n'aient pas frappé les Etats-Unis.
Guevara au pouvoir a été donc tout sauf un révolté humaniste, tolérant, pacifiste. C'était un homme d'appareil cruel, inflexible, dogmatique, belliciste. Pourquoi devons-nous l'ignorer ? Pourquoi devons-nous se voir imposer une image univoque qui ne sert, finalement, que des idées, un projet, qui ne peuvent être ceux d'une gauche démocratique, moderne, ouverte au monde ?
Je ne suis par contre pas d'accord avec sa comparaison entre Trotski et Rhöm. Si les deux se sont rendus coupables d'exactions atroces et d'actes anti-démocratiques, le deuxième était au service d'une cause qui était génocidaire, à la base. On peut au moins accorder aux militants communistes (staliniens ou non) le bénéfice du doute, dans la mesure où à la base, le communisme cherche le bonheur et l'égalité (hélas, la pratique a été moins heureuse...).




Commentaires
Merci Adrien de me citer dans ton billet !
Juste une précision : je ne compare pas communistes, ou trotskistes, avec des nazis, je dis juste que l'existence d'un courant dissident du stalinisme, vivace dans la France d'aujourd'hui, est aussi ridicule que s'il existait un courant dissident de l'hitlérisme ! Enfin, on a bien deux partis radicaux, et il a fallu attendre les dernières municipales pour virer les bonapartistes de la mairie d'Ajaccio ! Alors...
"j'ai du temps pour écrire mais je manque d'inspiration" - si j'avais tes problèmes ! ciel !