J'ai beaucoup aimé l'interview, ce Châtel est impayable pour répéter la même phrase à deux questions différentes. Mais ma perle préférée était sur la question du prix du pain. Nicolas Demorand parle des matières premières qui augmentent, faisant augmenter le prix des denrées alimentaires. Châtel se veut rassurant sur ce point : l'augmentation n'est pas si énorme, et d'abord on va réunir les industriels de l'agroalimentaire et ils baisseront leurs prix. Lagarde a fait le coup avec les pétroliers, je doute du résultat.

Bon, la perle sur le prix du pain est la suivante. Le secrétaire d'État rassure Demorand et les auditeurs et dit : "le prix de la baguette, il est entre 78 et 80 centimes". Énorme, ce réflexe de bureaucrate ! Parler de moyenne et donner une fourchette pour le prix d'un achat quotidien, il fallait le faire ! Franchement, il ne pouvait pas balancer un 80 centimes sans parler de moyenne ? Même si la barre des 80 centimes est largement dépassée dans pas mal de boulangeries, donner un chiffre brut aurait été plus parlant.

Il n'a vraiment aucun conseiller en comm' Luc Châtel ? À moins qu'il ne veuille vraiment passer pour un gros technocrate engoncé dans ses statistiques, afin de marquer le contraste avec Sarkozy qui arrivera pour parler du pouvoir d'achat : "le pouvoir d'achat, je vais lutter pour, d'abord, et permettez-moi d'vous dire que l'pouvoir d'achat, permettez-moi d'vous dire que tche tche tchu tchuc !" Dans ce cas, l'effet est réussi.