La claque pour Razzye Hammadi
Par Adrien, jeudi 13 mars 2008 à 11:11 :: politique :: #1367 :: rss
Razzye Hammadi (ou Razzy), dont j'avais déjà parlé plus tôt, s'est pris une grosse gamelle à Orly, où il était pourtant le candidat officiel du PS aux municipales. 13,3 % et 4e position. Pourtant, la place était prenable : un maire de 83 ans élu et réélu depuis la Révolution française qui a dit qu'il arrêtait et une ville bien de gauche.
Hélas... un bordel indescriptible a entaché toute la campagne, et ce bordel, il venait de loin. Mon petit doigt[1] m'a murmuré que les méthodes pour le parachatuge n'avait pas été de la plus grande élégance. Des adhésions de complaisance se seraient ajoutées à une arrivé de Razzye Hammadi en terrain conquis, sûr de son bon droit puisque adoubé par Solférino.
Évidemment, cela a ulcéré une bonne partie de la section orlysienne qui a fini par aller chercher Gaston Viens. Ce dernier s'est alors senti prêt à repartir pour un 8e ou 9e mandat. Entretemps, une sénatrice communiste, Odette Terrade, partait elle aussi en campagne. Bravo l'union de la gauche. :-)
Je vous épargne le bordel collatéral : le PS soutenait officiellement aux cantonales un soutien de Gaston Viens, tandis qu'un dissident partait lui aussi à l'assaut du conseil général, dissident présent sur la liste officielle de Razzye Hammadi. Vous suivez ? Le passage de François Hollande, venu soutenir ses candidats, a dû être rigolo à gérer pour son cabinet.
Au final, le maire sortant sort triomphalement de l'affrontement du premier tour et est quasiment assuré d'une réélection (la droite est sous les 18 %). Le PS perd encore une occasion de promouvoir un peu la fameuse "diversité" (même si ça n'a aucun rapport avec le cas Bagdad Gherzal près du Toucquet). Je n'ai aucune idée des enseignements que Razzye en tirera, mais j'ai hâte de lire ce qu'il dira après le second tour, comme il le promet :
Razzy Hammadi, s’exprimera après le second tour des municipales concernant les conditions de sa défaite et les obstacles auxquels il a été confronté qu’aucun autre candidat investi n’aurait accepté.
Osera-t-il faire le parallèle avec ce qu'a subi Ségolène Royal en interne au PS ? Quand on sait avec quelle fougue il a fait campagne pour elle, ce serait intéressant. Elle aussi a subi des "obstacles" qu'aucun autre candidat "n'aurait accepté".
Notes
[1] Mon petit doigt connaît bien les socialistes.













Commentaires
1. Le jeudi 13 mars 2008 à 11:31, par bertrand :: site
2. Le jeudi 13 mars 2008 à 15:43, par PADAWAN
3. Le vendredi 14 mars 2008 à 14:55, par bernard hernandez
4. Le dimanche 16 mars 2008 à 23:29, par PADAWAN
5. Le lundi 17 mars 2008 à 09:15, par Adrien :: site
6. Le lundi 17 mars 2008 à 11:25, par PADAWAN
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