Ainsi cet ancien billet, Le libre marché tue la liberté, où j'évoque l'AGCS qui met le monde à feu et à sang en 2010.

Ces accords mettent en danger non seulement nos vies sociales, nos droits sociaux, la démocratie, mais perpétuent aussi un modèle de développement fondé sur la croissance, la dépense de plus en plus grande d'énergie, de forces de travail, l'accumulation des richesses au profit d'un petit nombre, tandis que le reste du monde s'appauvrit, que se créent des poches de misère dans les pays développés...

N'allez pas croire que je considère aujourd'hui l'AGCS comme un bon moyen de lutte contre la pauvreté mondiale, ni que j'ai renoncé à des services publics de qualité pour tous. C'est le même problème que pour le TCE : les politiques libérales et néo-libérales (matinées de protectionnisme bien crade quand ça arrange) n'ont pas besoin d'accords internationaux futurs pour exister : elles sont déjà à l'œuvre.

Nous devons donc nous concentrer non contre une chimère (quel que soit son nom : AGCS, TCE...) mais trouver de nouveaux moyens de lutter contre les inégalités dans le monde d'aujourd'hui, tel qu'il est. Alain Lipietz aime à le rappeler, la célèbre formule "un autre monde est possible" a une deuxième partie : "mais il est dans celui-là."

PS : dans ce billet, écrit en janvier 2004, j'ai aussi écrit : La mort d'un opposant français, accidentellement renversé par un blindé des brigades anti-émeutes mongoles, a été déplorée ce matin par le Président de la République, M. Sarkozy. J'avais un peu oublié à quel point on a eu le temps de s'y préparer.