L'Irlande dit non

L'Irlande a voté "non" au traîté de Lisbonne et fait toussoter le moteur de l'Union. On ne sait pas encore si Sarkozy ira chercher le compromis européen avec les dents mais en attendant, j'ai lu quelques billets sur le sujet qui me permettent d'éviter d'écrire quelque chose de trop long et ampoulé :

  • Guillermo de Radical Chic : Heureux référendum. Citation : Il aura fallu cet échec pour qu'on comprenne - pour que tous comprennent - que le traité simplifié n'était pas simplifié, et le principe de sa "simplification" même était discutable. Tant pis pour le fonctionnement actuel des institutions (d'ailleurs pas si défavorable à l'Irlande...), tellement décrié : refuser un texte n'impose pas, que je sache, de proposer une alternative. C'est le rôle de nos gouvernements et de la commission, qui feraient bien de s'associer un peu plus aux citoyens dans leurs travaux préparatoires.
  • Claude Taleb : Europe, la conspiration des imbéciles. Citation : Grâce à l'alliance de fait de ceux qui voulaient sincèrement une Europe plus citoyenne et plus sociale et de ceux qui refusent toute régulation, toute solidarité, tout dépassement des frontières, L'Europe des 27 Etats et des 492 millions d'habitants est peut être condamnée à n'être plus qu'un espace aussi ouvert au libre échange, au business, qu'il est fermé aux étrangers "non communautaires"

Il faudra quand même m'expliquer comment sur un quasi-même texte Irlandais et Français ont pu dire l'inverse : nous y voyions un danger pour le droit à l'avortement, les opposants irlandais y voyaient un danger pour l'interdiction de l'avortement. Faudra qu'on m'explique.

Anticapitalisme

Besancenot devient dans les sondages une des personnalités de gauche préférées des Français. Un "effet Drucker" analyse-t-on ici ou là. Franck se penche sur les nouveaux militants de ce Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dont un en particulier. Extrait :

Le deuxième écho est bien plus inquiétant. Selon le Canard, Besancenot aurait rencontré Jean-Marc Rouillan, dirigeant du groupuscule "Action directe", assassin d'un être humain, George Besse. Plus grave. Jean-Marc Rouillan aurait affirmé à Besancenot qu'il s'apprête à rejoindre le "nouveau parti anticapitaliste".
Pour mémoire, JM Rouillan, et les dirigeants d'AD, n'ont jamais renoncé à la violence politique, pour eux légitime. Pour eux, assassiner des êtres humains fait partie intégrante de l'action politique. Pour eux, tuer est légitime.
De deux choses l'une. Soit le "NPA" rejette formellement la violence comme forme d'action politique, et l'on voit mal JM Rouillan y adhérer. Soit le "NPA" ne la rejette pas, et dès lors ne se situe pas dans le champ politique républicain, dans le champ politique de la gauche.

Cancer et Cour des comptes

On est certes inaudibles, mais on continue à parler, nous les Verts. On s'exprime par exemple sur un sujet on ne peut plus sensible et d'actualité : le plan cancer. Devant la surdité de l'Afssa sur la toxicité de certains produits et molécules, nous allons parler le plus fort possible.

Il est temps de remettre en cause la stratégie mise en œuvre, celle d’un plan pour les années 2000 conçu avec les idées des années 70. En matière de prévention, la stratégie du plan cancer ne repose que sur tabac et alcool. La Cour des Comptes évoque clairement « les carences de l’Etat face aux cancers professionnels et environnementaux ». La cause de cette carence réside dans la cécité des responsables de l’Institut National du Cancer en ce qui concerne les causes environnementales. . Cette négation du rôle de l’environnement se retrouve dans la carence en outils d’observation. L’actualité récente le démontre. Une étude italienne de haut niveau montre, il y a un an, que l’aspartame, cet édulcorant utilisé par 200 Millions de personnes dans le monde, induit des tumeurs mammaires, des leucémies et des lymphomes chez le rat exposé dès la gestation à cet édulcorant.