Lu dans l'article du Monde sur la sauterie des parlementaires PS au Rex :

"Ce que les gens attendent de la gauche, a renchéri George Pau-Langevin, députée de Paris, c'est qu'elle se batte pour des valeurs." "Défendre des valeurs, oui, mais en lien avec les réalités, a immédiatement tempéré Manuel Valls, député de l'Essonne. Nous devons tenir un discours fort, mais qui ne soit pas que de passion ou de compassion. Un discours de gauche doit s'appuyer sur des propositions réalistes." "La raison n'est pas incompatible avec la générosité", lui a rétorqué Bariza Khiari, sénatrice de Paris.

Soit le Monde ne relève que cet échange qui correspond à ce qu'il veut bien montrer des socialistes, soit le débat général est de cette teneur. Auquel cas c'est inquiétant et révèle bien le pétrin de la gauche française (Verts compris, hein) et européenne : coincée entre un discours naphtaliné affirmant des valeurs déconnectées de la vraie vie ou jappant après la contre révolution idéologique néo-conservatrice. À ce rythme-là, Besancenot et Oskar Lafontaine ont encore de beaux jours devant eux.