Novéthic bat en brêche les arguments en faveur des tours écolos, dans un article complet et intéressant, qui change de la fascination journalistique pour les formes phalliques : Urbanisme : les tours sont-elles une solution durable ?

Extraits :

Ouvrir la fenêtre plutôt que d'allumer l'air conditionné ? Impossible dans les tours actuelles, dans lesquelles souvent les fenêtres ne s’ouvrent pas. Des progrès sont pourtant prévus dans les projets futurs. Hypergreen, prototype du célèbre architecte Jacques Perrier, doit autoproduire 70% de ses besoins en énergie. De même, le modèle de la tour Generali à la Défense sera 60% moins énergivore et 70% moins émetteur de carbone que les tours classiques. Du moins en théorie.

Certes, l'utilisation d'énergies renouvelables est une bonne chose, mais « s'autoalimenter en énergie, ce n'est pas réduire sa consommation » affirme Jean-Philippe Hugron, doctorant à l'Institut d'urbanisme de Paris (IUP). Autrement dit, même si elles réduisent de moitié leurs besoins énergétiques, les tours resteront excessivement énergivores. Les meilleurs projets prévoient une consommation aux alentours de 150 kWh par m² et par an. Le Plan Climat, adopté à l'automne 2007, impose pourtant une consommation maximale des bâtiments de seulement 50 kWh/m²/an.

Pour mémoire, ce que j'ai déjà écrit sur les tours :

Juste pour rire (ou pleurer, c'est selon), voici 2 liens pour vous montrer ce qu'est l'écologie selon Le Figaro :

  • Laurent Cabrol donne des leçons et joue au Claude Allègre du pauvre. Affligeant d'approximations balancées avec aplomb face à un journaliste ignare et complaisant.
  • Un "débat" sur l'écologie entre... Nathalie Kosciuzko-Morizet et Luc Ferry. Attention, ça décoiffe ! D'un côté la foi en la science toute puissante qui réglera forcément tous nos problèmes, de l'autre des accusations de recyclage gauchiste. Effectivement, ça ne donne pas envie d'être écolo.