Politique et LL, le blog de Bix

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jeudi 25 octobre 2007

Le PS se rénove

Bonne nouvelle pour nos camarades socialistes ! Leur parti vient de faire un bond en avant dans le processus de modernisation, certes ralenti par les reconductions de Daniel Vaillant et l'éternel retour de Jospin. Mais tout est bon à prendre dans cette période de vache maigre. En effet, Claude Allègre a annoncé qu'il quitterait le PS à la fin de l'année.

Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation nationale, qui continue à s'opposer quasiment tout seul à plus de 15 ans de travaux d'experts internationaux sur le climat, en décrétant : "Je pense que la climatologie n'est pas une discipline, ça n'existe pas. C'est un truc qui commence", a ajouté ce géologue de formation en se disant convaincu que "les choses sont en train changer sur le plan international. Des tas de gens qui étaient dans le Giec commencent à douter". (dépêche AFP sur le Nobel de la paix à Gore et au Giec)
On attend toujours les précisions sur les gens qui "doutent".

Claude Allègre, géologue, qui donne son avis sur tout un champ scientifique qu'il ne connait pas et va même assurer la claque chez Volkswagen : "VIP de la soirée, Claude Allègre, ancien ministre de l’Éducation nationale, et auteur du livre "Ma vérité sur la planète" a expliqué que "les constructeurs automobiles ne peuvent pas eux-mêmes suppporter tous les frais de recherche" et a insisté sur le fait que les mesures punitives à l’encontre de l’automobile n’étaient "pas une bonne chose. Il n’y a qu’à voir le score des Verts"."
Les millions de riverains des périphériques et des autoroutes lui disent merci et l'invitent à passer une semaine sur leurs balcons.

La perte d'un tel mammouth va forcément lâcher un peu de lest dans ce parti qui en a bien besoin. Une partie du 20e siècle s'en va, tant mieux.

vendredi 14 septembre 2007

La gauche "Clémentine Mélenchon"

Vous allez finir par croire que je ne parle plus que de ça, mais avouez que je ne suis pas aidé ! Je viens de lire trois billets qui en parlent !

Mickaël en remet une couche et signale le bon billet de Franck sur la gauche et la mondialisation. Invité au forum de Libé sur l'avenir de la gauche, Versac a également un mot pour Clémentine Autain, qu'il trouve sarkozyenne dans le style.

Mickaël, La gauche Clémentine Mélenchon (2) :

Déclaré traître droitier par ceux qui trouvent moins de charme à Charlie Hebdo depuis qu'il se vend bien (ce qui est suspect) et que son patron passe à la télé (ce qui est coupable), Phiippe Val, donc, revient sur sa présence à l'université d'été du Medef. Peu importe ce qu'il a pu y dire car, comme chacun sait, l'essentiel c'est de participer. Régulièrement dézingué par les prêtres, archevêques et cardinaux de ce qu'il faut bien penser à gauche (de la gauche), dénoncé comme un social-traître petit-bourgeois sur d'innombrables sites Internet aussi confidentiels que dogmatiques, Philippe Val a cette fois gravement déchu.

Franck, La gauche et la mondialisation

Comment, dans une société complexe, le politique peut-il influer, concrètement, l'économie et faire en sorte que l'action publique agisse concrètement sur le quotidien des "gens", améliore leur situation sociale, dans tous ses aspects (revenu, évidemment, mais aussi santé, logement, éducation, culture...), au-delà même de l'incantation, voilà bien les questions que doit se poser une gauche décomplexée.

Versac, Une gauche moderne ?

Elle (Clémentine Autain) préfère les grands mots, les belles idées, aux réalisations partielles et concrètes. Elle refuse que "le pouvoir soit une fin en soi pour la gauche", comme si c'était le cas (elle use du style sarkozien de dénonciation d'hommes de paille, facile). C'est sympa, elle n'est pas mauvaise, mais enfin, je ne comprends toujours pas où elle compte nous mener.

Tout ça pour me rappeler qu'il faudrait que je finisse mon deuxième article "Rénover la gauche", sur la sécurité.

lundi 10 septembre 2007

Mélenchon, méchant...

En zappant sur Canal Plus ce midi, j'ai pu écouter Jean-Luc Mélenchon, qui venait faire la promo de son dernier bouquin. En l'entendant répondre aux questions pas trop pertinente du journaliste (façon "pas prise de tête"), je ne pouvais m'empêcher de penser à la manière dont Mickaël qualifie cette gauche de "gauche de cheminée d'usine". Vous voyez, un peu comme l'affiche mitterrandienne de l'élection de 1965, "Un président jeune pour une France moderne", avec un pylone haute-tension dans un coin et des usines crachant leur fumée noire dans le fond. Autant dire que c'est un peu datée.

Mélenchon est presque centenaire, ça peut encore passer, mais ce qui est attristant c'est que je pense la même chose en voyant Clémentine Autain. Elle parle déjà de refuser d'emblée des alliances avec le Modem, sans discussion. Avec une gauche pareille, la division révélée au grand jour avec le référendum de 2005 n'est pas prête de se résorber.

mercredi 4 juillet 2007

"Rénover" : les rapports avec les syndicats et associations

Je ne sais pas vous, mais j'ai régulièrement envie de piétiner la Charte d'Amiens, texte signé en 1906 et censé régir les rapports entre les partis politiques et les syndicats depuis lors. Le sens de cette charte, c'est que les syndicats se revendiquent "indépendants" des partis, que ceux-ci soient ou non au pouvoir.

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jeudi 28 juin 2007

La gauche du rien de Clémentine et ses potes

Il arrive parfois de tomber sur des pépites. Ça m'est arrivé ce matin en découvrant l'appel Maintenant, à gauche ! de Clémentine Autain et d'autres "antilibéraux". Tout y est dans ce texte, de la cécité politique à l'arrogance d'avoir raison. Incroyable.

La double défaite électorale est sévère. Le sursaut au 2° tour des législatives confirme que la présidentielle était davantage le reflet de la faiblesse du projet de la gauche que d’une droitisation en profondeur de la société. Il s’agit de la première marque de résistance aux premières mesures annoncées par la droite.

Ça décolle fort dès la deuxième phrase, on sent les auteurs très haut, loin de la réalité. Avec la troisième phrase, ce n'est plus un avion, c'est une navette spatiale. Par ces premières phrases, l'autoproclamée "gauche de la gauche" vit dans le mythe d'une société qui attend la vraie gauche, cette gauche radicale dont on sait qu'elle résoudra tous les problèmes, résorbera la dette publique, amènera la paix dans le monde et rendra illégale la gueule de bois.

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lundi 25 juin 2007

Rénover : l'immigration

S'il y a bien un sujet qui pourrit le débat politique à chaque fois qu'il est évoqué, c'est l'immigration. Au-delà de la complexité de ce problème, il a le chic de soulever les réflexes pavloviens de chaque côté. D'un côté, remugles nationalistes et racistes sont courants, ainsi que la xénophobie ou les racourcis entre chômage et immigrés. De l'autre, on observe une tendance à la cécité sur une partie de la question, une focalisation sur une petite partie et la même simplification parfois infantilisante et victimaire.

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lundi 18 juin 2007

"Rénover" la gauche

C'est quasiment devenu un cliché, de défaites en défaites : la gauche doit se rénover, se reconstruire, se moderniser, etc. Parfois on entend un "entrer en résistance", terme porteur d'espoir puisqu'il s'agit là seulement de luttre contre quelque chose, en se gardant bien de proposer quoi que ce soit de viable et crédible.

Quoi qu'il en soit, il va peut-être falloir que la gauche dans son ensemble se pose quelques questions sur son mode d'organisation et la façon dont elle traîte certains sujets. Sur l'organisation, je pense qu'il est un peu tôt pour en parler, tant en ce moment nous assistons à des grands n'importe quoi dans les prévisions, à l'image de ce qu'on a entendu en 2002. Politiques comme journalistes se laissent aller à leurs fantasmes de recomposition. La vérité, pour l'instant, c'est qu'à part la fin de l'UDF et la tentative d'émergence d'un centre "indépendant", l'éclatement n'est pas si énorme que ça et en fait de recomposition, on a beaucoup de personnes qui sont simplement retournées à la maison.

À propos des sujets (mal)traîtés par la gauche, là on peut commencer à parler. Il s'agit en général de sujets qui ont été complètement monopolisés par la droite et qui sont constamment abordés d'une manière qui pourrit le débat : 35 heures, emploi et temps de travail, immigration, sécurité, politique internationale et bien sûr, l'environnement au sens large (santé publique, transports, préservation des espaces naturels et des espèces...). Ce sont les sujets qui me paraissent prioritaires, j'en ferai plusieurs billets, un par sujet.

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