"Les relations entre les habitants des ghettos et la ville se dégradent", nous signale Didier Lapeyronnie, sociologue. Il pointe le refus de la classe politique française de parler du ghetto, en raison notamment de la difficulté à remettre en cause l'idéologie et le modèle républicain français.
Un passage de l'interview m'a marqué :
Aujourd'hui, en France, la féminité permet en effet d'échapper au racisme, au moins en partie. Lorsqu'on interroge des filles, elles disent souvent : "Avec une minijupe et les cheveux lisses, je rentre partout." De leur côté, les garçons nous racontent que les filles peuvent entrer en boîte de nuit mais pas eux. Cette expérience se traduit par un profond sentiment d'humiliation pour les hommes qui perçoivent l'émancipation des femmes comme une démonstration supplémentaire de leur relégation, et la "féminité" comme une trahison. Du coup, ils tendent à se replier sur les modes sociaux traditionnels, sur les rôles familiaux rigides où chacun a une place prédéfinie. On les voit ainsi se crisper autour de la définition de la masculinité la plus paternelle et la plus virile pour défendre leur place.
Pendant ce temps, le plus grand ghetto du monde se fait à nouveau bombarder, où la réaction légitime face à des attaques à la roquette se transforme en tapis de bombes pour tout le monde, sans distinction entre civils et militaires. C'était prévu de longue date visiblement. Une chouette fin d'année 2008 qui présage dans ce coin du monde un chouette début d'année 2009.
Un "expert" le dit : "l'administration Obama devra attendre deux ans ou plus avant de pouvoir réengager un sérieux mouvement" vers un processus de paix.
Formidable, bravo Israël, bravo le Hamas.










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