Il y a eu des binouzes conviviales, des dîners sympas, des déjeuners animés, des pots trop courts, des ateliers ratés pour cause de journées trop courtes (seulement 24 heures, franchement !), des nuits trop courtes et des rencontres sympas. Certains ont fait des billets en direct, comme Antoine : le premier et le deuxième, je me contente d'un petit bilan.

Je dois vous avouer que je n'ai pas pu faire la totalité du programme dont j'avais parlé. Jeudi, première formation était complète 10 mn avant de commencer, déjeuner trop long le midi donc ratage de la formation l'après-midi. Par contre, la journée de vendredi fut très studieuse avec 6 heures de formation : le budget municipal et mutualisation de pratiques dans l'économie sociale et solidaire. On perd vite l'habitude d'être assis à écouter un prof. J'étais crevé.

Pour les soirées, nous avons testé pour vous :

  • jeudi, le Shangaï, boîte gay historique mais complètement morte et vide le jeudi soir, avec des Heineken à 8 euros la canette et une musique de merde ;
  • vendredi, bières sur les bords de la Garonne, près de la place Saint Pierre (pour ceux qui connaissent),
  • le samedi, dernier soir, sortie à la Bodega alors que le gros des troupes vertes est parti au 7, 250 m plus loin.

Je logeais au Crous du Chapou, assez loin de la fac UT1, mais facile d'accès en VélÔ (et non pas le Vélouse), le Cyclocity toulousain (avec des véhicules en bien meilleur état !). Les chambres sont un vrai scandale, il doit être assez déprimant d'y vivre un an : 9m², 4 douches et 4 toilettes pour 26 chambres par étage, une seule prise électrique par chambre (occupée par une lampe), meubles tristes à mourir, lit simple étroit qui grince. Misère du logement étudiant français.

Sur les européennes...

Je me posais récemment la question du "one-shot", du simple coup médiatique... Il se dessine finalement une vraie dynamique dont la première personne qui la ferait capoter se ferait lyncher par le mouvement français de l'écologie politique. Dans l'ambiance de pré-congrès actuelle, personne ne veut risquer de se mettre à dos 1000 personnes d'un amphi. C'est peut-être d'ailleurs l'avantage d'avoir une échéance interne, la vox populi verte pèse un peu.

Soyons honnêtes. Je préfèrerais que les Verts soient assez forts pour partir tout seul. Je m'agace de voir Jean-Paul Besset, dans une interview à Libé, nous "inviter" à participer à cette aventure collective, tout en faisant la conclusion que l'associatif ne peut rien faire sans relais politique ; une conclusion à laquelle les mouvements écolos qui ont fondé les Verts sont arrivés en... 1984 ! Besset n'a jamais que 24 ans de retard. Pour être honnête encore, il m'arrive d'avoir des réserves sur le personnage de José Bové, pas seulement à cause de sa prise de position au référendum de 2005.

Point positif, les sujets qui fâchent, dont le TCE, n'ont pas été passés sous silence à la tribune. C'est sain et va dans le sens du respect d'un partenaire politique : accord sur l'essentiel, discussion ouverte sur les autres sujets. Concernant 2005, il est temps de passer à autre chose, cette réflexion vaut également pour moi. Cela dit, on ne soldera rien avec des déclarations démagogiques sur une éventuelle constituante idéalisée alors qu'il y a de fortes chances qu'elle soit à droite et un brin nationaliste. On avancera, et j'attends les accusations de bordel ou d'incohérence entre personnalités, comme si Boutin était exactement comme Morano ou Fabius comme Mélenchon.

Toujours est-il que je faisais partie du milliers de militants présents dans l'amphi, survolté, applaudissant. Désormais, alors que le projet lancé depuis quelques mois me plaisait moyennement, je le trouve désormais indispensable, nécessaire, utile. Il y a indéniablement eu un "effet cliquet" et une étape importante s'est déroulée à Toulouse. Nul ne peut prédire avec certitude où nous mènera Europe Écologie, si le gonflé soufflé retombera avant les élections européennes, si nous atteindrons des sommets... Mais on ne pourra pas nous reprocher de n'avoir pas essayer.

Aucun rapport

  • Merci à Alexei.
  • Quelques compliments sur mon blog, toujours agréables à entendre, beaucoup de reproche sur la disparition de la vache. Ok, je veillerai à ce qu'elle revienne, d'une manière ou d'une autre.