Blog de Bix - Politique et LL

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Tag - zappi

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mardi, décembre 9 2008

Sacrée Sylvia Zappi !

Alors que Sylvia Zappi nous chie dans les bottes à chacun de ses articles en moquant notre "bordel", en insistant sur chaque départ qu'elle qualifie de "saignée" ou d'"hémorragie", voilà qu'elle trouve à regretter notre soi-disant "folklore" fait de bière au chanvre et de motions irréconciliables... Pauvre Sylvia, dans sa dernière production : Les Verts affichent "une synthèse presque parfaite" à l'issue de leur congrès

Encore un article truffé d'approximations, notamment le dernier paragraphe :

La motion commune, votée à 71 % des congressistes, n'a pas été longue à être finalisée. Tout juste les environnementalistes insistaient-ils sur la nécessité d'une décroissance générale quand les voynetistes s'interrogeaient sur la pertinence d'une telle exigence alors que la crise frappe les plus pauvres. Le texte se prononce donc pour une "décroissance sélective équitable et solidaire", annonce la "participation active" des Verts au rassemblement des écologistes aux européennes et réaffirme leur ancrage à gauche. L'enjeu demeurait dans l'équilibre de la nouvelle direction. Les amis de Mme Duflot auront trois postes, autant que ceux de la maire de Montreuil. Mis sur la touche, Denis Baupin et Yves Cochet ont dénoncé une "volonté de garder la boutique".

Car sans exclure les jeux d'acteurs et les postures, le texte n'a pas été simple à rédiger. Je ne dis pas que la recherche de la formule la plus littéraire a pris du temps (c'est pas du Proust non plus), mais que les motions ont dû chacune lâcher du lest pour arriver à un compromis. Comme je l'avais mis dans un twit du samedi matin : Cette année, la couleuvre se mange épicée chez les Verts, mais tous ensemble. Même si certains ont par contre dû manger carrément un moule à chapeau.

Zappi, za zuffit !

lundi, mars 24 2008

Paris, Montreuil...

Paris

Denis Baupin a "perdu" les transports à Paris. L'adjointe qui le remplace est Annick Lepetit, tête de liste socialiste dans le 17e arrondissement. Baupin hérite du poste d'adjoint au développement durable, de l'environnement et du plan climat ; un poste potentiellement porteur de pas mal de décisions positives : isolation du bâti ancien, incitation aux économies d'énergie dans le bâtiment ou les transports, etc. Au sujet des transports, deux choses :

  • soit Annick Lepetit continue peu ou prou la même politique que Baupin, ce qui montrera que les Verts ne sont pas les extrémistes que l'on dit ;
  • soit elle stoppe net plusieurs politiques d'améliorations des transports en commun et certains détracteurs des Verts comprendront leur douleur quand ils verront qu'on recommence à privilégier les voitures à Paris.

Je positive. :-)

Ajout du mardi matin : Visiblement, c'est mal parti pour une meilleure prise en compte de la banlieue, principal reproche fait à la politique de Baupin. Rappelons qu'Annick Lepetit est députée d'une circonscription où passe la ligne 13 du métro, point noir du réseau parisien.

Montreuil

L'ambiance délétère de fin de campagne à Montreuil continue malgré la fin des élections, 3 articles relatent le premier conseil municipal, sûrement le plus mouvementé de France après celui de Perpignan :

Commentaire du mardi matin : C'est quand même hallucinant qu'un maire fasse une telle mise en scène pour son départ, avec autant de violences dans le public. C'est toujours le problème quand des "systèmes" s'instaurent des mairies tenues depuis très (trop ?) longtemps par la même équipe et surtout les mêmes personnes. Les pratiques y sont aussi pour beaucoup et je ne me laisse pas de m'étonner de voir des gens se réclamer de la "vraie gauche" et de la "démocratie" agir ainsi. L'une des premières actions de Dominique Voynet a été d'écrire aux élus qui gèrent le Syndicat des eaux d'Île-de-France pour voir à ramener l'eau dans le giron public. Jean-Pierre Brard, tout communiste qu'il était, co-gérait ce syndicat avec André Santini en très bonne intelligence. La vraie gauche on vous dit.

La victoire de Dominique Voynet à Montreuil ouvre de belles perspectives pour l'écologie en général et les Verts en particulier. Ce ne sera pas facile à gérer au quotidien, avec des Verts radicaux, des socialistes frères ennemis dans l'opposition et la majorité, un maire sorti revanchard, mais le potentiel est énorme : extension du T1 depuis Noisy-le-Sec, meilleure gestion de l'eau et tous ces dossiers typiquement montreuillois qui peuvent avoir un impact national en améliorant durablement la vie quotidienne des habitants (Maison du logement, éco-quartier des Murs à pèches, etc.). Allez, faisons le pari qu'en 2014 on surnommera cette ville Fribourg-sur-Seine !

jeudi, mai 31 2007

Jean Calvet et les transfuges

C'est quand même incroyable ce besoin irascible d'être candidat, envers et contre tout.

Prenons un exemple local, Jean Calvet. Élu conseiller général en 2004, sous l'étiquette Verts-PS, il est réélu avec la même étiquette un an et demi plus tard en raison du recours fallacieux de la droite. Verts et socialistes, même des militants de la LCR, se sont mobilisés pour sa réélection, garante de la majorité de gauche au Conseil général de Seine-et-Marne. Les gens qui ont voté et milité pour lui l'ont donc fait dans le soucis de permettre à la gauche de conserver la majorité dans le département.

Il y a quelques mois, les Verts sont entrés dans le processus de désignation de leurs candidats aux législatives. Nous nous sommes réunis, militants de la 8e circonscription de Seine-et-Marne, et nous avons voté. Antoine a gagné aux deux tiers des voix contre Jean Calvet. Sans appel.

Or, aujourd'hui, Jean Calvet est candidat pour le Mouvement démocrte de François Bayrou. Oh, bien sûr, son passage des Verts au MD n'est pas trop différent des passages du PS à Génération écologie puis aux Verts. Comme pour les autres transfuges, quels que soient les partis de départ et d'arrivée, les arguments avancés sont d'ordre idéologique et politique. Hélas, c'est bien souvent bassement plus politicien. La plupart des Verts qui partent au MoDem sont des personnes qui n'ont pas été désignées candidates aux prochaines législatives ou municipales. Tout comme Jean Calvet, ces personnes sont souvent déjà élues, sur un programme Vert ; ça ne les empêche de rejoindre en cours de route un autre parti aux objectifs rarement similaires, sinon dans les grandes lignes.

On est donc bien loin de la "saignée" évoquée par Sylvia Zappi, journaliste qui fait d'ailleurs toujours preuve d'un étonnant sens de la mesure lorsque il s'agit de parler des Verts. Surtout que ce sont rarement, pour l'instant, des militants qui partent, mais des personnes chez qui la posture remplaçait parfois l'action. On voit d'ailleurs que beaucoup de transfuges sont candidats d'office, parfois au détriment d'une militante sincère.

Je trouve que ces personnes qui quittent le parti écolo dans ces conditions ne se grandissent pas, pas plus que le parti de Bayrou ne sort grandi de ce débauchage à grande échelle et de coups de fil demandant un ralliement fracassant, y compris à des salariés du siège ! C'est vrai, nous sommes, les Verts, responsables de notre propre faiblesse politique et structurelle, mais nous ne sommes pas responsables de la faiblesse des convictions des personnes qui nous quittent. Ces personnes critiquent l'absence de réforme interne chez les Verts, que n'ont-elles vraiment lutté pour au lieu de se contenter des petits jeux de courants pendant ces nombreuses années !

Allez, je suis écœuré. Quand les egos et les petits ambitions prennent à ce point le pas sur les logiques collectives, je suis sonné et les mots me manquent. Quand on poignarde à ce point le parti grâce auquel on est élu, comme Calvet, Bennahmias ou Auffray, je reste sans voix.

vendredi, avril 6 2007

Zappi, za zuffit !

Hier avait lieu le meeting parisien de Dominique Voynet, à la Mutualité. Un millier de personnes chauffés à blanc, drapeaux et pancartes. Comme le dit Lipietz, une telle ambiance est peu commune chez les Verts. L'adversité sondagière nous pousserait-elle à nous bousiller les cordes vocales ? :-)

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mardi, avril 3 2007

Le Monde, un journal formidable

Le Monde, c'est la presse française de référence. Le journal qu'on cite pour parler de la presse sérieuse. Le fondateur, Hubert Beuve-méry, avait d'ailleurs comme devise : "faites chiant". Sauf qu'aujourd'hui, en 2007 avec Alain Minc, Le Monde a bien changé. Deux articles d'une qualité et d'un impartialisme à toute épreuve nous le montrent bien.

  • François Bayrou sème la zizanie dans un dîner de "bobos" parisiens, splendide scène de théâtre boulevard d'un dîner "bobos" qui s'engueulent sur Bayrou. Une analyse politique qui tombe à pic comme un glaçon dans un Pastis servi sur le zinc ("pas plus haut que le bord").
  • Au Trocadéro : "Les Verts, ils nous emmerdent avec leurs querelles", micro trottoir signé par Elise Vincent (élève de Sylvia Zappi ou simplement un pseudonyme ?), où une phrase dite par on ne sait qui donne le titre et donc la tonalité de l'article. Un procédé foncièrement malhonnête qui énerverait dans France Soir mais qui fait désespérer dans Le Monde. D'autant que Elise Vincent ne s'est apparemment pas promené sur le même Trocadéro que nous...

Au sujet du deuxième article cité, on s'est dit qu'on devait réagir : Ils nous emmerdent avec leurs obsessions anti-vertes !

Jeunes écologistes, nous nous battons depuis des mois, sur le terrain, dans tous les coins de la France, aux côtés de Dominique Voynet, pour une écologie concrète et utile. Pour une écologie qui change la vie des gens. Pour une écologie qui ne s’adresse pas seulement aux classes moyennes mais à toutes celles et tous ceux qui en ont le plus besoin. Pour que l’écologie ne soit pas une promesse mais une réalité. Pour que cet enjeu ne soit pas expédié en un clic ou en une belle parole. Pour que l’écologie ne soit pas oubliée après le 22 avril 2007.

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